Publié le 21 May 2021 - 23:51
FIEVRE DE LASSA

Un virus sous surveillance au Sénégal 

 

Apparue en Guinée et ayant déjà fait un mort, la fièvre Lassa fait partie des maladies désormais sous surveillance au Sénégal. L’annonce en a été faite hier 20 mai, par le directeur de la Prévention, le docteur El Hadj Mamadou Ndiaye. Le virus de la fièvre est transmis aux hommes par des rongeurs (rats à mamelles multiples) et peut être mortel, surtout chez les femmes enceintes.

 

La découverte de la fièvre Lassa, en Guinée, ne laisse pas indifférentes les autorités sénégalaises. Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a renforcé la surveillance épidémiologique. Joint hier par ‘’EnQuête’’, le directeur de la Prévention, El Hadj Mamadou Ndiaye, indique qu’il ne s’agit pas de dispositions particulières, mais d’une surveillance renforcée pour essayer de détecter le moindre cas, parce que c’est une fièvre hémorragique.

Le docteur explique que dès qu’une personne se présente avec des signes ressemblant à la fièvre Lassa, elle doit être rapidement prise en charge, c’est-à-dire subir un prélèvement et être isolée, pour éviter les contaminations. Les signes de ce virus sont, entre autres, la fièvre, une irritation de la gorge et une fatigue extrême.  Il y a donc nécessité de renforcer les mesures d’hygiène et de faire en sorte que les ordures ménagères soient bien éliminées.  

‘’Cette maladie est sous surveillance au Sénégal comme Ebola, Zika, le virus du chikungunya et la dengue. C’est une maladie endémique dans beaucoup de pays de la sous-région, qui possèdent des forêts denses et c’est dans ces forêts qu’évoluent les rats… La région de Kédougou, chez nous, est favorable à la prolifération de ces rats’’, a renseigné le Dr Ndiaye.

 ‘’Aucune donnée épidémiologique n’atteste la transmission aérienne d’homme à homme. La transmission interhumaine s’observe au sein de la communauté et en milieu médical, où le virus peut être transmis par du matériel médical contaminé, par exemple des aiguilles réutilisées. La transmission par voie sexuelle a été signalée’’, a-t-il par ailleurs ajouté.

Le taux de létalité du virus est de 1 %. Mais la maladie peut s’avérer plus sévère chez les femmes enceintes. L’évolution clinique de la maladie étant très variable, la détection chez les personnes touchées est difficile. Cependant, quand la présence de la maladie est confirmée dans une communauté, l’isolement rapide des sujets touchés, de bonnes pratiques de protection contre l’infection et le suivi rigoureux des contacts peuvent permettre d’endiguer la flambée.

VIVIANE DIATTA

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