Publié le 6 Jun 2014 - 21:20
IMPACT DU MANQUE DES INFRASTRUCTURES SUR L'ÉCONOMIE

L'Afrique perd  2% de croissance  chaque année

 

Le mauvais état des infrastructures porte un sacré coût au développement économique de l’Afrique. Qui perd chaque année 2% de croissance économique. Le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) lancé par le NEPAD sera une réponse à cette problématique. 
 
 
Le Sénégal accueille du 14 au 15 juin le sommet du NEPAD (Nouveau partenariat africain pour le développement de l’Afrique) sur le financement des infrastructures en Afrique. Cette rencontre de Dakar va réunir les décideurs des secteurs publics comme privés pour se pencher sur la lancinante question des infrastructures.
 
Selon une étude de la Banque Mondiale, le mauvais état des infrastructures fait que l’Afrique perd chaque année 2% de sa croissance économique. En plus, sa productivité  est réduite de plus de 40%. Ainsi, le principal défi de la rencontre de Dakar est de vaincre le déficit des infrastructures qui reste un handicap sérieux pour le développement. 
 
En marge de ce sommet, le NEPAD a organisé hier, à l’intention du collectif des journalistes économiques du Sénégal (COJES), un atelier d’information et de sensibilisation.
 
Le manque notoire d'infrastructures est surtout ressenti dans les secteurs  du transport,  de l’eau,  de l’électricité et des technologies de l’information et de la communication. D’après le Conseiller spécial du président de la République, chargé des infrastructures, Ibrahima Ndiaye, sur le volet transport, l’Afrique a une densité de 7 km/100 km² avec 40% des routes en mauvais état. 
 
S'agissant des voies ferroviaires, beaucoup de pays africains n’en disposent pas. D'ailleurs  l'on ne retrouve en Afrique que 80 000 km de rail. En ce qui concerne l’énergie, renseigne toujours Ibrahima Ndiaye, l’Afrique participe à hauteur de 7% de la production mondiale. Paradoxalement, l’Afrique consomme moins de 3% de l’énergie produite dans le monde. 
 
Par ailleurs, le sommet de Dakar permettra aux décideurs du continent de prendre en compte cette problématique à travers le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA). 
 
15 millions d’emplois créés
 
Ce programme, selon le spécialiste en chef de l’intégration régionale à la Banque africaine de développement (BAD), Gabriel Mougani, vise à ‘’interconnecter et intégrer le continent’’ afin de mieux favoriser le commerce intra régional. Les projets du PIDA concernent notamment les transports, l’énergie, l’eau et les TIC pour un montant de 68 milliards de dollars pour la période 2012-2020.  
 
Sur ces 68 milliards de dollars, 30 milliards sont déjà disponibles et 38 milliards sont à chercher auprès des bailleurs et du secteur privé. ‘’Les projets qui seront présentés à la communauté internationale présentent un degré d’avancement très important.
 
L’Afrique compte sur ses partenaires extérieurs mais privilégie la mobilisation des ressources internes’’, soutient le ministre, conseiller économique du président de la République, Gnounka Traoré Diouf.   Le PIPAD, ajoute M. Gabriel Mougani, va permettre de créer 15 millions d’emplois dans le continent mais aussi de faciliter l’accès à l’électricité de  800 millions de personnes supplémentaires en Afrique.
 
ALIOU NGAMBY NDIAYE

 

Section: 
CHERTÉ DE L’ÉLECTRICITÉ – SENELEC – SUBVENTIONS : Les ménages paient la facture
DETTE DU SÉNÉGAL : Le FMI ne tranche pas entre restructuration et rééchelonnement
DIPLOMATIE, SOUVERAINETÉ ET OUVERTURE INTERNATIONALE : Le nouveau tournant diplomatique de Diomaye
Balance commerciale au mois de juillet
YAKAAR-TERANGA / RETRAIT DE KOSMOS ENERGY : L’Ofnac appelé à enquêter sur les 55 millions de dollars évoqués par le PM
PRIX DU PAIN : Les boulangers réclament la baguette à 210 F
FONDATION SÉNÉGAL SOLIDAIRE : Les 500 millions qui font débat
RESTRUCTURATION DETTE SÉNÉGALAISE : Les cadres de la majorité présidentielle répondent aux 191 universitaires
INCLUSION DES PERSONNES HANDICAPEES : La GIZ et l'APJAS renforcent les capacités des acteurs locaux à Thiès
RESTRUCTURATION DE LA DETTE : Pastef réclame la vérité et prévient sur la facture
LE CNP AU PALAIS DE LA RÉPUBLIQUE : Le patronat met ses priorités sur la table
Le CIS salue l’aboutissement des négociations avec le FMI
DETTES CACHÉES : La face visible de l'iceberg
SÉNÉGAL – FMI : Un accord, mille questions
Entrepreneuriat féminin
NON-SATISFACTION DE LEURS REVENDICATIONS “LÉGITIMES” : Le Sames va paralyser le système les 8 et 9 septembre prochain
Le gel des importations d’oignons levé
LANCEMENT DE JIGIYASO : Une plateforme pour mieux accompagner les enfants à besoins spécifiques
MOODY’S CAA2 : Le coût économique de la dégradation
RAPPORT UMOA 2025 - AVEC UN RÉSULTAT NET DE 1 252,1 MILLIARDS : Le secteur bancaire est resté rentable