Publié le 3 Nov 2015 - 22:23
JOURNALISTES FRANÇAIS TUES AU MALI

Levée du secret défense «d’ici la fin de l’année» 

 

Deux ans après l’assassinat de deux journalistes de RFI au Mali, le gouvernement français a promis de «tout faire» pour lever avant la fin décembre le secret défense qui pèse sur certaines pièces du dossier.

Alors que les proches de Ghislaine Dupont et Claude Verlon s’impatientent de connaître la vérité sur les circonstances du drame, le ministère de la Défense a déclaré à l’AFP «tout faire pour que les documents soient réunis et déclassifiés d’ici la fin de l’année».

Les deux Français ont été tués le 2 novembre 2013 lors d’un reportage à Kidal, au nord-est du Mali, peu après avoir été enlevés par un petit groupe d’hommes armés.

Un des leader d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, qui avait revendiqué leur assassinat, a été tué en mai par les forces spéciales françaises, avait annoncé Paris lors de ce raid.

Malgré sa mort, l’enquête judiciaire, ouverte au printemps 2014, se poursuit et un juge a demandé il y a plusieurs mois la levée du secret défense pour comprendre l’enchaînement des faits.

Selon les familles, le président François Hollande, qui les a reçues le 24 juillet, avait alors promis que cette levée interviendrait rapidement. Il leur avait aussi assuré qu’elles «sauraient tout ce qui s’est passé, minute par minute». Mais à ce jour, rien n’est encore débloqué, ont-elles déploré lundi lors d’un point de presse.

«Malgré la promesse que nous a faite François Hollande en juillet, nous attendons toujours la levée du secret défense. Nous menons un combat pour la vérité», a lancé la mère de Ghislaine Dupont, Marie-Solange Poinsot.

«On nous a dit que la procédure suit son cours ordinaire. Je demande qu’elle soit extra-ordinaire», a ajouté Marie-Christine Saragosse, PDG de France Médias Monde qui supervise Radio France Internationale (RFI) et la chaîne d’informations France 24.

La levée du secret défense «est un processus technocratique, les remontées d’informations prennent du temps», a avancé le ministère de la Défense pour justifier les délais.

Selon cette source, il faut notamment vérifier que les informations divulguées ne mettent pas en danger des informateurs, des personnels français sur le terrain et ne proviennent pas de services de pays étrangers.

Le 2 novembre, date de la mort des deux journalistes, a été décrétée «Journée internationale de la fin de l’impunité des crimes commis contre des journalistes» par l’Unesco.

 AFP

 

Section: 
PRÉVENTION DES CRISES EN AFRIQUE DE L’OUEST ET DU CENTRE : Timbuktu Institute lance son Observatoire des fragilités
JUSTICE - PRESTATION DE SERMENT À DAKAR : Quinze nouveaux magistrats face aux exigences de la fonction
LUTTE CONTRE LES INONDATIONS À THIÈS : Cheikh Tidiane Dièye annonce des mesures d'urgence
CHIRURGIE RÉPARATRICE DES SÉQUELLES DES MGF À L'HÔPITAL ABASS NDAO Cinquante femmes opérées en 72h
DEUXIÈME VISITE OFFICIELLE DE CHEIKH OULD KHAIRY À DAKAR : Des milliers de fidèles réunis au Cices
HAUTE COUR DE JUSTICE : Ismaïla Madior Fall face aux juges aujourd’hu
ARMÉE SÉNÉGALAISE : Plusieurs zones militaires changent de commandement
Journée mondiale de la population
Expédition punitive chez un lutteur
TOURNEE A TIVAOUANE : Le ministre de l’Intérieur souligne la complémentarité entre l’État et les autorités religieuses
RAPPORT - ECONOMIE MONDIALE DE LA DROGUE : La menace des drogues de synthèse
SOMMET HISTORIQUE DE LA CEDEAO À FREETOWN : Le Sénégal prend les rênes d’une organisation à l’aube de ses 50 ans
AFFAIRE ALIOUNE SARR Un économiste face à “l’arbitraire” à la DGRCH
NOTARIAT AU SÉNÉGAL : Le décret de la discorde
MAGAL DE MBACKE BARY : Le khalife liste ses doléances et appelle à la paix dans ce pays
SECTEUR SANTE : Les trois exigences du SAMES
ATTAQUE DE L’USINE CDA À SEBIKHOTANE : Quatre gendarmes blessés lors d’échanges de tirs
Assise de Pikine
DOUBLE MEURTRE D'AZIZ DABALA ET WALY : Les résultats des tests ADN sont tombés, le sort Nabou Léye et Tarba Mbaye scellé !
DÉGRADATION CONDITIONS SOINS HÔPITAL RÉGIONAL DE THIÈS : La directrice répond aux syndicalistes