Publié le 8 Nov 2012 - 23:35
MARCHE FINANCIER

Lancement de l’emprunt obligataire ''Etat du Sénégal 6,70% 2012-2019''

 

 

Le ministre de l’Economie et des Finances a procédé jeudi au lancement officiel de l’emprunt obligataire ''Etat du Sénégal 6,70% 2012-2019'' sur un montant de 50 milliards de francs Cfa et rappelé que les fondamentaux économiques et budgétaires du pays sont solides, en dépit de la crise financière internationale.

 

‘’Cette opération se déroule dans un contexte où la solvabilité du Sénégal est rétablie, c'est-à-dire que les fondamentaux économiques et budgétaires de notre pays sont solides, avec un taux de croissance de 3,7% en 2012 contre 2,6% en 2011 en dépit de l’environnement internationale morose’’, a dit Amadou Kane. Cet emprunt obligataire est le quatrième du genre et le premier dont la maturité est portée à sept ans contre cinq ans pour les précédentes émissions obligataires par appel public à l’épargne, a-t-il précisé en présence des investisseurs.

 

Il s’agit par la présente émission de mobiliser une tranche de 50 milliards de francs Cfa en obligations du Trésor par un appel public à épargne afin d’assurer les dépenses relatives à des actions prioritaires identifiées dans les différents instruments de politique économiques du gouvernement, a expliqué le ministre de l’Economie et des Finances. ‘’Cet emprunt s’inscrit dans le cadre du financement destinés à couvrir les besoins d’investissements dans le domaine de l’agriculture, de l’énergie et des d’infrastructure articulés sur les priorités du chef de l’Etat’’, selon Amadou Kane.

 

‘’Nous n’avons pas voulu que la réduction du déficit budgétaire se fasse au détriment de la croissance, car nous avons trouvé 8,2% de déficit qui équivaut à 600 milliards de francs Cfa de déficit, ce qui est énorme, sachant que la norme acceptable est de 4% dans la zone UEMOA’’, a-t-il dit. ‘’Après l’annulation de la dette consentie par les partenaires étrangers et les bailleurs de fonds multilatéraux, en 2006, nous étions à 1200 milliards d’endettement, et en 2012, nous sommes à plus de 2700 milliards de francs Cfa, c’est une augmentation très rapide’’ a-t-il soutenu avant de préciser que le plafond de l’endettement n’est pas atteint.

 

Selon lui, ‘’le recours, pour cet emprunt, à une émission d’obligations sur le marché financier régional de l’UEMOA traduit la confiance en la capacité et l’expertise des acteurs de cette place financière à contribuer significativement à la mise en œuvre de la couverture, par le marché, des besoins de financement des l’Etats’’.

 

APS

 

 

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