Publié le 17 Jun 2014 - 05:44
MAUVAIS ÉTAT DES INFRASTRUCTURES EN AFRIQUE

L’Espagne génère autant d’électricité que 48 pays africains réunis

 

Le continent africain souffre d’un problème d'infrastructures. Les infrastructures, dans le continent, sont dans un mauvais état, pour ne pas dire ‘’catastrophiques’’. Après ce diagnostic fait par différents experts, l’heure est maintenant à la réalisation d’infrastructures innovantes, à travers le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA). 

 

‘’L’état des infrastructures en Afrique est catastrophique’’. Le constat est amer. Mais, il résume sans aucun doute la réalité des infrastructures dans notre continent. Concernant le sous-secteur de l’électricité, le problème se résume à une ‘’insuffisance de production’’ et à une ‘’mauvaise technique de production’’. Selon le Dr Carlos Lopes, Secrétaire exécutif de la commission économique des Nations unies, qui a fait cette remarque, l’Espagne et ses 45 millions d’habitants, génère autant d’électricité que 48 pays africains réunis. 

Même constat avec les autres secteurs, notamment les infrastructures routières, dans l'hydraulique où le continent africain affiche un déficit énorme. Selon l’expert des Nations unies, le transport routier est dans un ‘’état piteux’’. Notre réseau routier, dit-il, ‘’est 4 fois moins important que ce qui existe dans le monde’’.

Et un ‘’Africain a, en moyenne, accès à deux fois moins de kilomètres de route que le reste de la planète’’. Autre problème : ‘’Seuls 38% des Africains ont accès à l’électricité, alors que la proportion est de 68% pour la totalité des pays en développement’’. D'où la pertinence du sommet de Dakar sur le financement des infrastructures en Afrique. Il est attendu pour constituer une réponse aux défis que représente le déficit d’infrastructures. 

Le sommet a été ouvert samedi par le Premier ministre. Selon qui la ‘’création d’infrastructures constitue un déterminant essentiel à la croissance économique’’. Une étude de la Banque Mondiale montre le mauvais état des infrastructures fait que l’Afrique perd chaque année 2% de sa croissance économique. En plus, sa productivité est réduite de plus de 40%. 

Pour dire que l’infrastructure a un rôle central à jouer dans la transformation structurelle du continent. La résorption de ce déficit nécessite que des  dépenses soutenues en capital soient effectuées, sur plus d’une décennie, à concurrence du double des sommes actuellement dépensées qui tournent autour de 45 milliards de dollars US, a indiqué, le Premier ministre, Aminata Touré. 

51 projets dont 16 prioritaires pour le PIDA 

Par ailleurs, les chefs d’État et de gouvernement du NEPAD comptent apporter une réponse régionale au manque d’infrastructures, à travers le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA). Le PIDA compte au total 51 projets dont 16 projets ont été identifiés comme étant prioritaires.

Parmi ces projets, il y a notamment la liaison ferroviaire Dakar – Bamako - Ndjamena, le barrage hydroélectrique de Sambagalou, le corridor Abidjan-Lagos. Le montant total du financement est de 68 milliards de dollars, pour la période 2012-2020. Le financement de ce programme permettra, selon Carlos Lopes, de combler le déficit d’infrastructures et d’augmenter de 2% le taux de croissance par habitant.

ALIOU NGAMBY NDIAYE

 
Section: 
Balance commerciale au mois de juillet
YAKAAR-TERANGA / RETRAIT DE KOSMOS ENERGY : L’Ofnac appelé à enquêter sur les 55 millions de dollars évoqués par le PM
PRIX DU PAIN : Les boulangers réclament la baguette à 210 F
FONDATION SÉNÉGAL SOLIDAIRE : Les 500 millions qui font débat
RESTRUCTURATION DETTE SÉNÉGALAISE : Les cadres de la majorité présidentielle répondent aux 191 universitaires
INCLUSION DES PERSONNES HANDICAPEES : La GIZ et l'APJAS renforcent les capacités des acteurs locaux à Thiès
RESTRUCTURATION DE LA DETTE : Pastef réclame la vérité et prévient sur la facture
LE CNP AU PALAIS DE LA RÉPUBLIQUE : Le patronat met ses priorités sur la table
Le CIS salue l’aboutissement des négociations avec le FMI
DETTES CACHÉES : La face visible de l'iceberg
SÉNÉGAL – FMI : Un accord, mille questions
Entrepreneuriat féminin
NON-SATISFACTION DE LEURS REVENDICATIONS “LÉGITIMES” : Le Sames va paralyser le système les 8 et 9 septembre prochain
Le gel des importations d’oignons levé
LANCEMENT DE JIGIYASO : Une plateforme pour mieux accompagner les enfants à besoins spécifiques
MOODY’S CAA2 : Le coût économique de la dégradation
RAPPORT UMOA 2025 - AVEC UN RÉSULTAT NET DE 1 252,1 MILLIARDS : Le secteur bancaire est resté rentable
JOJ DAKAR 2026 : Les travaux du terrain du Terminus 54 à l’arrêt
MANSOUR SOW, DG DE CACO, INGÉNIEUR EN GÉNIE CIVIL “Depuis deux ans, nous n’exécutons aucun marché de la CDC, qui fournissait, avec l’AGEROUTE, 91 % de notre chiffre d’affaires”
COP17 EN MONGOLIE : Les engagements du ministre Dr Aliou G. Diouf