Publié le 28 Mar 2013 - 13:50
POUR COMBATTRE L'ANARCHIE DES COALITIONS''

Malick Noël Seck lance le Front national de salut public

 

«Opposer à l'anarchie des coalitions politiques telle que Benno Bokk Yaakaar (BBY) la cohérence d'un parti qui a le courage de ses idées et dont le discours est à la hauteur des faillites que le Sénégal traverse actuellement.» Telle est l'esquisse d'offre politique que l'ex militant du Parti socialiste Malick Noël Seck veut proposer aux Sénégalais.

 

 

Exclu du Parti socialiste au surlendemain de l'élection présidentielle de 2012 pour avoir agité le débat sur la succession de Ousmane Tanor Dieng à la tête du parti, Malick Noël Seck (MNS) a signé hier son retour sur la scène politique. Et c'est pour annoncer le lancement prochain du «Front national de salut public» (FNSP). Une organisation ouverte à tous les citoyens sénégalais épris d'une «vraie rupture» et du développement du pays. A ses yeux, ce cadre peut permettre de «poursuivre la marche vers l'émancipation nationale». Car, selon l'ancien patron de Convergence socialiste, «il n'y aura aucun changement allant dans le sens des intérêts du pays sans une radicalisation du combat politique».

 

Aujourd'hui, alors que l'alternance au pouvoir d'Abdoulaye Wade est entrée dans sa seconde année, «seul un leadership nouveau pourra s'employer à regagner la confiance du peuple sénégalais en lui faisant comprendre que c'est la participation consciente et avisée à un système démocratique fondé sur l'idée de justice qui nous aidera à améliorer la situation sociale des citoyens sénégalais», a dit MNS. Aussi, estime-t-il, «seul un Sénégal débarrassé de la corruption, de la concussion, du népotisme au sein du service public (comme on en voit avec l'actuel régime), pourra encourager le retour des immigrés pour investir leur savoir-faire et leurs capitaux chez eux».

 

«Les mammouths»

 

Dans la même veine, le jeune leader politique estime que l'aspiration au développement du pays implique la mise à l'écart «d'une certaine élite politique qui a pris le Sénégal en otage et qui se succède à la tête de l'État depuis les indépendances». A ce niveau, MNS affirme : «Nous n'avons pas changé de système mais plutôt d'erreurs.» Pessimiste, il souligne que «là où le gouvernement de Macky Sall est un gouvernement de représentation sans aucun pouvoir réel et dont les décisions n'auront aucune incidence sur nos vies, l'opposition est enfermée dans des ministères et notre parlement au gré d'une coalition qui soutient le chef de l'État».

 

Et c'est d'ailleurs pour combattre «une telle situation qui entraîne le Sénégal vers le bas» que le Front national de salut public a décidé de participer aux élections locales de février 2014. Mais, précise Seck, «nous comptons y aller seuls pour nous opposer à ces grandes coalitions, ces grands mammouths de toute obédience confondue qui ont pris en otage notre démocratie et qui sont d'une grande tricherie là où les populations sont exclues de leurs deals», dit-il avec rage.

 

 

 

 

ASSANE MBAYE

 

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