Publié le 8 Aug 2018 - 17:26
POUR PALLIER LE DEFICIT EN EAU AU SENEGAL

100 citernes d’eaux de pluie construites à Louga, Kaolack et Tambacounda

 

Récolter de l’eau de pluie dans des citernes pour satisfaire les besoins des populations de certaines régions et localités déficitaires, c’est l’objectif du programme ‘’1 million de citernes pour le Sahel’’ dont la phase test est mise en œuvre dans les régions de Louga, Kaolack et Tambacounda.

 

Renforcer la résilience des femmes vulnérables au Sénégal et au Sahel, à travers l’adaptation au changement climatique, l’agro-écologie et la diversification des moyens d’existence, c’est l’objectif visé par le programme ‘’1 million de citernes pour le Sahel’’. Une stratégie mise en branle pour une durée de trois ans, par l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Lancé hier à la sphère ministérielle à Diamniadio, il a pour cibles les régions de Louga, Kaolack et Tambacounda, avec l’expérimentation des eaux de pluie à travers la construction de citernes.

Selon les initiateurs, 100 citernes de 15 à 20 m3, 10 m3 et 50 m3 ont été construites dans ces localités tests. Makhfouss Sarr, le coordonnateur du projet Résilience climatique à la Fao, explique que ‘’c’est une initiative copiée du Brésil où les résultats ont été satisfaisants. Elle vise à accompagner les populations les plus vulnérables, notamment les femmes, pour l’accès à l’eau destinée à la boisson et à la diversification des activités agricoles. L’ambition est d’atteindre 10 mille femmes pour la deuxième phase’’.

Une initiative qui, selon le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck, ‘’est un intrant stratégique majeur dans le cadre de la nouvelle agriculture sénégalaise que nous voulons, une agriculture de progrès. Nous voulons qu’elle s’adapte au changement climatique. Cette nouvelle agriculture, nous voulons qu’elle mise sur l’agro-écologie afin de concilier les enjeux environnementaux, les enjeux socio-économiques et les enjeux de santé publique. Nous voulons une agriculture intelligente, de sa conception jusqu’à la valorisation de ses produits. Cette nouvelle agriculture, nous voulons qu’elle soit diversifiée afin d’être un facteur contre le risque’’. Mieux, a-t-il précisé, ‘’nous ne sommes plus dans le cadre de la gestion des urgences. Il est nécessaire de faire une bonne anticipation’’. 

Rappelons que le coût du projet est de deux millions de dollars Us, soit un milliard cent trente millions de francs Cfa. 

PAPE MOUSSA GUEYE

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