Publié le 6 Nov 2024 - 13:07
PREMIER RAPPORT DU GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE

Le Sénégal à l'avant-garde de la résilience climatique

 

Hier à Dakar, lors du lancement du premier rapport sur le climat et le développement (CCDR) du groupe de la Banque mondiale pour le Sénégal, les autorités présentes, en partenariat avec des acteurs internationaux tels que la Banque mondiale, ont réaffirmé leur volonté à redoubler d'efforts pour protéger les acquis économiques et sociaux du pays et garantir un avenir durable à ses populations.

 

‘’En 2008, le Sénégal a été classé 8e pays le plus vulnérable à l'échelle mondiale à l'horizon 2020. À cet égard, la prise en compte du changement climatique dans le cycle de planification est une préoccupation majeure pour l'État du Sénégal’’, déclare la représentante du ministère des Finances et du Budget Gnagna Lam.  ‘’Avec une côte atlantique de près de 700 km et des terres menacées par la désertification, le Sénégal figure parmi les nations les plus vulnérables aux effets du changement climatique. Les inondations, l'érosion côtière, la salinisation des sols ainsi que la pollution de l'air exacerbée par les tempêtes de poussière pèsent lourdement sur les infrastructures, les ressources naturelles et les moyens de subsistance de millions de Sénégalais’’ développe-t-elle.

 Par ailleurs, elle souligne que le Sénégal se trouve à un tournant crucial de son développement où la question de la résilience climatique occupe une place primordiale. En outre, ces impacts climatiques renforcent la nécessité d'intégrer la résilience climatique dans les politiques de développement.

Dans la même optique, le ministre de l’Environnement, Daouda Ngom, met l’accent sur les événements climatiques extrêmes qui, d'après lui, sont de plus en plus fréquents. ‘’Le Sénégal n’est pas épargné des changements climatiques. Ce que nous avons vécu récemment, notamment les ondes de crue du fleuve Sénégal à Bakel, à Saint-Louis, les inondations également que nous vivons annuellement, l’érosion côtière à Mbao, à Saint-Louis, à Kafountine, à Keur Massar, à Kaolack pour ne citer que ceux-là nous rappelle que le Sénégal est un pays très vulnérable aux changements climatiques.  (…) Tout ceci nous rappelle l'impérieuse nécessité de prendre part à la question climatique’’, dit-il.

Il souligne qu’il est essentiel de transformer le paradigme de développement de l'approche Sénégal 2050 en une transition écologique qui mobilise l'ensemble des acteurs, qu’il s'agisse de l’État, du secteur privé et autres.  

En réponse à cette vulnérabilité, le ministère des Finances et du Budget informe que de nouvelles réglementations pour intégrer la résilience climatique dans la gestion des investissements publics ont été mises en place. ‘’Cette préoccupation, matérialisée dans le nouveau cadre réglementaire de la gestion des investissements publics, permettra une meilleure prise en charge de la résilience climatique au cours des différentes bases du cycle de gestion des projets. De plus, elle confie qu’une provision budgétaire de plus de 30 milliards de francs CFA (environ 52 millions de dollars) a été allouée pour la gestion des catastrophes climatiques dans le budget national de 2024.

Elle rappelle que le ministère des Finances et du Budget a également mis en place des mécanismes de gestion des risques climatiques dans la politique budgétaire, afin de réduire les vulnérabilités du pays face aux catastrophes naturelles. ‘’Le Sénégal a, par ailleurs, souscrit, dès 2012, à divers régimes d'assurance contre les risques de sécheresse et de déficits de pâturage, d'une valeur de 195 millions de dollars, et travaille actuellement à la mise en place d'une assurance contre les risques d'inondations’’, dit-elle.

THECIA P. NYOMBA EKOMIE

Section: 
ACCÈS À L’EAU ET COOPÉRATION EN AFRIQUE : Cheikh Tidiane Dièye appelle à passer aux actes
Prix des matériaux de construction
SENEGAL AI SCALING HUB : L’IA au cœur des priorités
PROGRAMME GRENIER MAÏS EN 2026 : Il a été déployé dans 5 régions et a permis d'emblavé près de 3200 hectares
FINANCEMENT DE L’ÉLEVAGE : Le FONSTAB veut faire de Ndiaganiao un pôle de souveraineté alimentaire
THIÈS - CNRIA 2026 : Faire de l’IA et de la cybersécurité des leviers de souveraineté numérique
CÉRÉMONIE D’OUVERTURE FILDAK 2026 : Le livre au cœur de la mémoire africaine
BUDGET 2027 : Vers un nouveau champ de bataille
REPRODUCTION DU POULPE : Le ministère lance une vaste opération à Mbour
Industrialisation verte
SENEGAL DIGITAL FACTORY : Un nouveau pas vers la souveraineté technologique
Ageroute Sénégal- Gallo Bâ prend les commandes
5E EDITION DES JOURNEES DU MEDICAMENT : Les pharmaciens plaident pour la souveraineté pharmaceutique du Sénégal
SINDIA : Thiafoura et ses environs veulent bâtir un système alimentaire territorial durable
SIAQ-DAKAR 2026 : Le Sénégal mise sur l’aquaculture pour soutenir sa souveraineté alimentaire
JOURNÉE MONDIALE DES ENSEIGNANTS : Former et protéger les enseignants face aux mutations du métier
CODE PÉTROLIER La proposition des députés déclarée irrecevable
ACCÈS UNIVERSEL À L’ÉLECTRICITÉ : 998 milliards de FCFA d’engagements annoncés
DEPUIS SA CRÉATION EN 2021 : L’Onrac a recouvré plus de 50 milliards de francs CFA
COUPURES INTEMPESTIVES DE COURANT À KAOLACK : Le commerce et l’artisanat affectés