Publié le 23 Aug 2019 - 12:48
PROMOTION DU WAQF

L’Unacois/Yeessal s’engage aux côtés de la Haute autorité du Waqf 

 

La section de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois/Yeessal) dirigée par Cheikh Cissé, s’est engagée aux côtés de la Haute autorité du Waqf (Haw). Ainsi, à travers un partenariat signé hier, les deux entités veulent se donner la main pour la promotion de cette pratique islamique au Sénégal.

 

Considéré par la directrice générale de la Haute autorité du Waqf (Haw) comme un ‘’acteur majeur’’ pour le développement du Waqf au Sénégal, le secteur privé, principalement les responsables de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois/Yeessal) se sont joints à la lutte. Ils ont signé, hier, un accord de partenariat avec la Haw, pour la promotion de cette pratique islamique au Sénégal. ‘’Nous avons pris l’option de nouer des partenariats avec ses acteurs qui ont un double rôle à jouer. D’abord, en tant que donateurs dans le cadre de la responsabilité sociale d’entreprise (Rse) et pour accompagner la Haute autorité du Waqf dans la réalisation de projets sociaux tels que la construction d’infrastructures sociales. Mais aussi en tant qu’investisseurs dans les projets générateurs de revenus qui serviront à financer les cibles vulnérables’’, explique Oulimata Diop.

La Dg de la Haw a souligné qu’après la Banque nationale pour le développement économique (Bnde), la Banque pour le commerce et l’industrie (Bci), c’est aujourd’hui l’Unacois/Yeessal qui a décidé de se joindre à la Haw. L’objectif, selon la directrice de cette institution, est d’améliorer le bien-être des couches sociales vulnérables. ‘’Par conséquent, j’invite les hommes d’affaires sénégalais, opérateurs économiques, entreprises, les bonnes volontés, en somme tous les défenseurs de la cause et de la dignité humaine, chacun en fonction des moyens dont il dispose, à penser à la constitution du Waqf ou à y contribuer’’, plaide-t-elle. 

Au fait, la convention signée avec l’Unacois/Yeessal couvre trois composantes. Il s’agit de la sensibilisation et de la promotion du Waqf, la mobilisation de ressources pour le développement de projets Waqf et la politique de Rse. ‘’Nous allons, dès à présent, nous réunir pour mettre en place une bonne stratégie de communication, d’abord en interne et, ensuite, à travers le pays. Autant l’Etat a besoin de nous dans d’autres projets, autant le Waqf a besoin de nous pour l’accompagner, le soutenir, mais aussi pour partager le fruit de ses réalisations à l’endroit des pauvres, des démunies’’, précise le directeur exécutif de l’Unacois/Yeessal, Alla Dieng. 

Cependant, le vice-président de la section de l’Union nationale des commerçants, Cheikh Cissé, a tenu à relever la différence entre la pratique du Waqf et la zakat. ‘’Beaucoup de gens ignorent le concept Waqf. D’autres pensent qu’en donnant l’aumône légale (zakat) ils ont du Waqf. Or, tel n’est pas le cas. Le Waqf, c’est le fait de prendre, de son propre argent, une somme dont on espère qu’il va nous servir, une fois à l’au-delà ou le jour de la résurrection. On donne cet argent au nom d’Allah, pour qu’on en construise des écoles, un ‘daara’ ou un lieu de culte’’, indique Serigne Bamba Mbengue.

Alors que, rappelle le religieux, la zakat est ‘’obligatoire’’ pour toute personne détentrice d’une richesse qu’elle peut garder pendant une année sans l’utiliser. ‘’Sur chaque million de francs, on doit en sortir 25 000. Elle fait partie des 5 piliers de l’islam. C’est l’argent des nécessiteux. Si on ne le leur donne pas, on aura un problème. Maintenant, les gens qui sont en charge du Waqf, si on leur donne de la zakat, ils doivent la mettre de côté pour ne pas la mêler à l’argent du Waqf. Parce que l’argent que la personne donne pour l’aumône légale n’est pas le sien et n’appartient pas aussi à la personne qui la collecte. Ces deux fonds ne doivent pas être mis dans une même caisse’’, signale-t-il.

MARIAMA DIEME

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