L’INPG tient sa première promo de techniciens et opérateurs

L'institut national du pétrole et du gaz (INPG) a formé sa première promotion de techniciens et d'opérateurs de MODEC. Ils sont au nombre de 14 récipiendaires. La cérémonie de remise de leurs certificats a eu lieu hier.
Hier, le directeur de l'institut national du pétrole et du gaz a informé qu’au départ, sur un nombre de 2 000 candidats, seuls 14 ont été sélectionnés pour intégrer l’Institut. En effet, explique Dr Fall Mbaye, la réussite de l'industrie pétrolière et gazière sénégalaise reposera avant tout sur la qualité de son capital humain. La cérémonie de remise de certificats d'hier, selon lui, est la célébration d'une ambition nationale de faire du contenu local un véritable levier de transformation économique.
Car, pendant longtemps, souligne-t-il, le débat sur le contenu se concentrait essentiellement sur les entreprises nationales. « Aujourd'hui, nous savons qu'il existe un préalable incontournable : les compétences. Sans techniciens qualifiés, sans opérateurs certifiés, sans ingénieurs bien formés, sans superviseurs capables d'évoluer dans les environnements les plus exigeants, il ne peut y avoir de contenu local durable. Former est donc un acte stratégique. Former, c'est investir dans notre souveraineté, c'est préparer les Sénégalaises et les Sénégalais à occuper les emplois créés par l'exploitation de nos ressources naturelles. C'est permettre que la richesse produite par le pétrole et le gaz bénéficie durablement à notre économie », a expliqué le Dr Mbaye, qui a soutenu que c'est précisément la mission que l'État du Sénégal a confiée à l'Institut national du pétrole et du gaz.
Depuis sa création, l'INPG poursuit une ambition claire : devenir le hub régional de référence de l'expertise énergétique.
Cette ambition se construit chaque jour. Elle se construit à travers ses partenariats internationaux et par la qualité de ses programmes, et surtout grâce à la confiance que les industriels lui accordent.
D’ailleurs, il informe que cette formation n'est pas une initiative isolée. Elle s'inscrit dans une vision beaucoup plus large.
Une vision qui consiste à faire de l'INPG une institution capable d'offrir l'ensemble des formations dont l'industrie énergétique a besoin. « Cette vision se concrétisera très prochainement avec la mise en service de notre Centre BOSIET, actuellement en phase finale de réalisation. Ce centre permettra désormais aux personnels appelés à intervenir sur les installations offshores de bénéficier, au Sénégal, de formations certifiées répondant aux exigences internationales en matière de sécurité. Il renforcera considérablement l'attractivité de notre pays comme plateforme régionale de formation. Mais notre ambition ne s'arrête pas là. L'INPG porte aujourd'hui un projet structurant : le développement de son plateau technique à Diamniadio », a-t-il révélé.
Il informe que ce futur complexe pédagogique sera équipé d'ateliers industriels modernes, de laboratoires spécialisés et d'équipements de dernière génération reproduisant les conditions réelles d'exploitation des installations pétrolières et gazières. « Notre objectif est simple, dit-il : permettre aux apprenants d'acquérir des compétences directement opérationnelles et répondre, avec excellence, aux besoins des opérateurs industriels. Demain, les entreprises n'auront plus seulement besoin de recruter au Sénégal. Elles viendront également au Sénégal pour former leurs équipes. C'est cette ambition qui guide chacune de nos actions. Faire du Sénégal une référence africaine en matière de développement des compétences dans les industries extractives. »
CHEIKH THIAM






