Publié le 17 Jul 2026 - 08:48
APRÈS SES PROPOS SUR “L'ARGENT SALE”

Des petits-fils de Serigne Touba portent plainte contre Ousmane Sonko

 

Les déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko sur l'entrée d' “argent sale” dans la ville sainte de Touba connaissent un prolongement judiciaire. Un Collectif des petits-fils de Serigne Touba a déposé une plainte auprès du procureur de la République, réclamant l'ouverture d'une enquête et d'éventuelles poursuites en lien avec ces propos.

 

Les déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko sur la présence supposée d'« argent sale » à Touba continuent de susciter des réactions. Un Collectif des petits-fils de Serigne Touba a saisi le procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar pour demander l'ouverture d'une enquête judiciaire à la suite des propos tenus par le chef du gouvernement lors de l'inauguration du siège national de Pastef.

Dans une plainte datée du 14 juillet 2026 et enregistrée au parquet le 15 juillet, les requérants estiment que les déclarations d'Ousmane Sonko portent atteinte à l'honneur et à la réputation de la ville sainte. Ils rappellent que le Premier ministre a affirmé publiquement que « de l'argent sale est entré dans la ville sainte de Touba », une formulation qu'ils jugent de nature à jeter le discrédit sur la cité religieuse et sur ses habitants.

Les plaignants soutiennent que Touba, fondée par Cheikh Ahmadou Bamba sur les principes de foi, de probité, de travail et de justice, ne saurait être assimilée à de telles pratiques sans preuves. Selon eux, ces propos portent atteinte à « l'image, à la réputation et à la dignité » de la ville ainsi qu'à son intégrité morale et spirituelle. Dans leur plainte, ils demandent au parquet d'ouvrir une enquête afin de déterminer le fondement des déclarations du Premier ministre. Ils sollicitent notamment son audition pour qu'il précise le sens exact de ses propos et produise les éléments de preuve sur lesquels ils reposent. Ils souhaitent également que toutes les investigations utiles soient menées afin d'établir la véracité ou le caractère infondé de ces accusations.

Le collectif indique être en mesure de verser au dossier les enregistrements vidéo des déclarations, leur retranscription ainsi que diverses publications de presse. Il demande enfin que, si les faits le justifient, des poursuites soient engagées pour les infractions qui pourraient être retenues, notamment la diffamation, la diffusion de fausses nouvelles ou toute autre infraction prévue par les textes en vigueur.

F. BA

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