Publié le 16 Jul 2013 - 14:30
SECTEUR FINANCIER DU SÉNÉGAL

Les banques souveraines à 80% en 2012

 

Le rapport 2012 du Groupement intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (Giaba) met en évidence un secteur financier dominé par les banques. Lesquelles monopolisent 80% de la totalité des biens du secteur.

Même si le secteur financier du Sénégal est prometteur avec beaucoup de potentialités, ce sont tout de même les banques qui y règnent en maître. D’après le dernier rapport annuel 2012 du Groupement intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (Giaba), il existe 19 banques de dépôt qui regroupent 80% de la totalité des biens du secteur et ont représenté environ 29% du produit intérieur brut en 2010. Ainsi, le rapport révèle que suivant les estimations de la Banque mondiale en 2011, l'afflux des envois s'est élevé à 1,48 milliard de dollars (un peu plus de 526 milliards F Cfa), soit environ 10,3% du Pib. À ce propos, le document indique que tout ceci appelle à une surveillance serrée de l'afflux des envois puisqu'ils ont des ramifications par rapport à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Sur un autre registre, il est a noté d'après le rapport que le secteur secondaire devait enregistrer une ''petite hausse de 2,7% en 2012'' après des performances de 5,5% et 7,2% atteintes respectivement en 2010 et 2011. Une situation imputable non seulement au ralentissement dans les sous-secteurs de la fabrication des matériaux de construction et de l'industrie de la pêche mais aussi particulièrement à la contre-performance du sous-secteur de l'huile de consommation. Celle-ci ayant souffert d'une baisse dans la production des récoltes d'arachides, qui à son tour a eu un impact négatif dans la production d'huiles brutes et raffinées. Globalement, on note que le sous-secteur a enregistré -51,1% en 2012 contre -21% en 2011. Il est indiqué également que le secteur tertiaire a montré la même perspective avec une hausse de 2,9% en 2012 contre 4% en 2011. L'inflation telle que mesurée par l'Indice harmonisé des prix à la consommation (Ihpc) a été maintenue à 2% en moyenne contre 3,4% en 2011. D'après ce rapport annuel 2012, le Sénégal a continué de faire face à une série de défis socio-économiques puisque la croissance soutenue ne s'est pas traduite en une prospérité large à la base.

S'appuyant par ailleurs sur le taux d'embauches des jeunes, qui est de 25% en dessous de celui des adultes, le document a souligné que le chômage en particulier reste un problème majeur. La même source mentionne que des inégalités demeurent répandues puisque les initiatives de protection sociale sont limitées aux salariés dans le secteur formel qui font moins de 20% de la population.
 

ANTOINE DE PADOU

 

Section: 
RESTRUCTURATION – FMI – AVD : Entre progrès et stagnation
DÉTENTION DE KHADIM BA ET DANE SARR : “Aar Sunu Kom-Kom” porte la fronde du secteur privé
À CAUSE DE LA MALNUTRITION : Le Sénégal perd 425 milliards F CFA par an
DÉCLARATION DE PATRIMOINE : Ultimatum de l'OFNAC
GESTION DE LA DETTE – RESTRUCTURATION : Cafouillage au sommet !
COOPÉRATION SÉNÉGAL-ALLEMAGNE Diomaye Faye et Friedrich Merz misent sur un partenariat économique renforcé
SÉNÉGAL-FMI : Le dossier de “misreporting” toujours non clos
MODERNISATION DU SYSTÈME SANITAIRE Bassirou Diomaye Faye mise sur Siemens Healthineers
MISE EN PLACE DES INTRANTS AGRICOLES : Des paysans grognent encore
THIES – AVEC PLUS DE 14,2 MILLIARDS DE FCFA INVESTIS : Le PACASEN a financé 464 projets entre 2019 et 2024
RÉFORME DES FINANCES PUBLIQUES - DETTE PUBLIQUE : Le Sénégal se dote d’une « tour de contrôle » pour sortir de l’impasse
DIALOGUE STRUCTURE : L’UE et la société civile sénégalaise adoptent une nouvelle feuille de route
POLÉMIQUE DETTES CACHÉES – SORTIE PRÉSIDENT COUR DES COMPTES : Y a-t-il eu tripatouillage des comptes publics ?
PRODUCTION DE LA PÊCHE ET DE L’AQUACULTURE Elle a atteint 188,2 millions de tonnes en 2024
DÉMARRAGE DE LA SAISON AGRICOLE Entre soulagement et inquiétudes des paysans
LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE 2026 : L’exécutif ajuste ses priorités budgétaires
COMMUNICATION POLITIQUE : OUSMANE SONKO : Le glissement sémantique
GESTION DES FINANCES PUBLIQUES : Sonko et son raisonnement troublant
SUR FOND DE DÉFIS ÉNERGÉTIQUES MAJEURS :Abdourahmane Diouf hérite d’un secteur stratégique
Campagne agricole