Publié le 10 Jun 2014 - 00:16
VIOLENCES FAITES AUX FILLES

Les femmes mènent le combat final

 

 
Les comptes-rendus des chroniques judiciaires de la presse relatent, dans leurs livraisons quotidiennes et souvent avec force détails, les sévices et violences infligés aux jeunes filles. Fort de ce constat, les femmes ont affirmé, hier, leur volonté d'y mettre un terme, à l'occasion du 20e anniversaire du Musée de la femme Henriette Bathily. Le panel avait pour thème : ''Osons en parler pour mieux agir''. 
 
Il ressort de la rencontre que les violences faites aux femmes visent le contrôle et la contrainte. Un grave problème qui inclut les mutilations sexuelles féminines, les mariages d’enfants, les meurtres liés à la dot, les meurtres d’honneur, l’infanticide des filles et la traite des femmes.
 
Selon la sociologue Fatou Sow Dembel, ''les mutilations génitales féminines, les mariages d'enfants, la dot sont des formes de violences à la fois physiques et symboliques faites aux jeunes filles. La dot est un moyen d'acheter la femme qui devient une soumise. Le fait aussi de décider de la destinée de son enfant ne lui permet pas d'exprimer son imagination créatrice''. Elle pense qu'il faut armer davantage les filles contre les violences sexuelles.
 
La présidente de l'association des femmes juristes va plus loin.   ''La loi ne pénalise pas les mariages d'enfants. Autoriser un tel acte, en la mariant à bas âge, c'est légaliser son viol constant'', fustige Fatou Kiné Camara. À propos de l'avortement médicalisé qui avait fait polémique au sein des foyers religieux et dans certaines organisations des droits humains, elle souligne que ''la grossesse forcée est un crime de guerre. La femme, regrette-t-elle, est considérée comme une esclave, une couveuse humaine. On n'a pas besoin de l'avis de la femme porteuse de grossesse''.
 
Selon les précisions de l'islamologue Pr Babacar Samb, le Coran interdit toute discrimination entre homme et femme et l'islam ne parle pas des mutilations génitales. ''Hormis les piliers, le reste n'est pas une obligation. L'islam condamne le mariage forcé, mais ne connaît pas le mariage précoce'', conclut-il.
 
SOULEYMANE NDIAYE (STAGIAIRE)
 

 

Section: 
SAINT-LOUIS : PREMIÈRES FORTES PLUIES : Des maisons inondées et des meubles endommagés
LICENCIEMENT DES TRAVAILLEURS AU PORT : Le nouveau DG rétablit les travailleurs licenciés
KOSMOS – ALIOUNE GUEYE : Une longue histoire avec des hauts et des bas
Geek Africa 2026
Escroquerie et trafic de migrants
RÉGULATION DES TÉLÉCOMMUNICATIONS : Cheikh Tidiane Sarr nommé directeur général de l’ARTP
SAINT-LOUIS : PRISE EN CHARGE DE LA SEN-CSU : 10 926 bénéficiaires enrôlés et 820 millions de francs CFA de dettes apurés
POLLUTION INDUSTRIELLE À SANDIARA : Le ministre de la Santé interpellé
Proxénétisme - séjour irrégulier…
SANTÉ - APRÈS L’ABSENCE DU MINISTRE À UNE RENCONTRE AVEC LE SAMES : Le syndicat maintient sa grève de 48 heures
VIOLENCES SEXUELLES FACILITÉES PAR LE NUMÉRIQUE : Près de 20 millions d'enfants âgés de 12 à 17 ans touchés dans 21 pays
Feue Fatou Ndiaye Mme Turpin
Audience
MOBILISATION POUR LES JOJ : La fondation des premières dames dégaine 500 millions F CFA
RAPPORT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES SUR L’ÉTUDE DE L’AVENIR DE TOUTES LES FORMES D’OPÉRATIONS DE PAIX Quelle lecture pour l’Afrique ?
TENSIONS À LA RTS : L’intersyndicale dépose un préavis de grève et menace de boycotter les JOJ
143e GAMOU DE NDIASSANE : La famille Kounta et l’État en croisade pour la paix et la cohésion nationale
Recel présumé de compteurs et de câbles en cuivre
Agression et viol collectif à Yeumbeul
Conflit au ministère des mines