Publié le 7 Oct 2013 - 23:23
ZONES HUMIDES

Le Ferlo au centre de consultations interrégionales

 

 

Le territoire national regorge de zones caractérisées humides comme les Niayes ou le Lac de Guiers, et qu’il faut reconsidérer pour une meilleure gestion en vue de contribuer efficacement à «l’approche méthodique de territorialisation des politiques publiques». C’est dans cet esprit que la Direction des parcs nationaux a initiée des consultations zonales. Les régions de Louga, Diourbel et le département de Ranérou (Matam), qui représentent la zone éco-géographique du ferlo, ont inauguré la série.

«L’agriculture est souvent plombée à cause de la pauvreté des terres. Se réunir pour travailler sur la caractérisation de ces terres-là, c’est vraiment salutaire», a estimé Ousmane Niang, adjoint au gouverneur de Louga chargé du développement. Il s’agit là de la seconde étape d’un processus. Selon le Commandant Abdou Salam Kane, chef de la «Division zones humides» de la direction de l’Environnement, une première phase avait été bouclée, relative à la validation d’études thématiques par le comité national. Ces études ont concerné le cadre juridique institutionnel, le foncier, les biocarburants, la sécurité alimentaire, l’assainissement, l’eau, l’urbanisation, l’économie verte et les changements climatiques.

 

A l’heure Ramsar

Louga a été la première région à abriter des consultations zonales ayant aussi concerné celle de Diourbel et le département de Ranérou Ferlo qui fait partie de Matam. Il s’agit de la zone éco-géographique du Ferlo. Trois résultats sont attendus de ce processus : élaborer un plan d’action quinquennal, approfondir les éléments de caractérisation des zones humides (leurs vocations, utilisations, contraintes et solutions proposées par les acteurs), entamer le processus de mise en œuvre du comité zonal Ramsar (nom de la ville iranienne ayant abrité la session qui a permis de signer l’accord de la convention cadre concernant spécifiquement la gestion des zones humides). Des membres de ce comité seront chargés de suivre et de restituer à la base le processus en rapport avec le niveau national.

«Quand un pays adhère à la convention Ramsar, il doit forcément inscrire un site dans la liste des zones humides d’importance. Au niveau du Sénégal, nous avons quatre sites : le parc national des oiseaux de Dioudj, la réserve avifaune de Ndiaèl, la réserve spéciale de faune de Gueumbeul, et le parc national du Delta du Saloum», a fait savoir le Commandant Kane.

L’utilisation durable, quel que soit le secteur productif, est le deuxième pilier de la convention. La coopération sous-régionale et internationale en constitue le troisième.

 

Actions phare

Pour la région de Diourbel, c’est la zone humide de la vallée du Car qui a été particulièrement identifiée. Ici, il s’agira de «reprofiler» la vallée pour une meilleure utilisation des mares asséchées et temporaires en vue de disposer de plus d’eau. Des activités de renforcement des capacités et de microcrédit sont aussi identifiées pour conforter tout cela. Pour Louga, il a été surtout question de la zone du Lac de Guiers. «Celle-ci n’est pas seulement pour l’approvisionnement en eau de Dakar. Elle doit aussi contribuer à améliorer l’alimentation du bétail dans cette zone sylvo-pastorale.

Ici, «il s’agit de restaurer la qualité de l’eau à travers des aménagements et actions de reboisement, de fixer les berges et de diminuer l’envasement», a expliqué Pape Mawade Wade, coordonnateur de programmes à l’ONG Wetlands International.

 

 

Section: 
ICS - NATIONALISATION OU CENSURE : Vers un bras de fer entre exécutif et législatif
MOUHAMADOU MAKHTAR CISSÉ À MÉDINA BAYE : “Il faut sauvegarder la cohabitation entre le spirituel et le temporel...”
SAINT-LOUIS : GOUVERNANCE DES FRONTIÈRES : La zone Nord œuvre pour une paix durable
DETTE PUBLIQUE : L’encours atteint 25 583 milliards F CFA
Poc II
BALANCE COMMERCIALE AU MOIS DE MAI 2026 : Elle est déficitaire de 13,3 milliards
RENFORCEMENT DU SYSTÈME PHARMACEUTIQUE : 1,3 milliard F CFA pour renforcer la distribution des médicaments
MISE EN PLACE DES INTRANTS AGRICOLES À HAUTEUR DE 90% C’est un leurre, selon les paysans
RIZ LOCAL – AUTOSUFFISANCE : Le grand paradoxe
PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT EN AFRIQUE DE L’OUEST 2026 (BIDC) : La guerre au Moyen-Orient menace les acquis de l’Afrique de l’Ouest
FORA'ESS 2026 : L'Afrique veut faire de l'économie sociale un véritable moteur de développement
ÉCOULEMENT DU RIZ LOCAL : Des commerçants s’engagent à acheter la production
ALIOU DIONE - MINISTRE MICROFINANCE, ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE : “Les femmes ne sont pas des bénéficiaires, mais des décideuses...”
Campagne agricole 2026-2027
Campagne agricole 2026-2027
ASSOCIATION IMPACT’ELLE : Impact'elle dénonce une usurpation de son identité associative
Souveraineté alimentaire
FORA'ESS DAKAR 2026 – ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE : Le Sénégal veut faire de son modèle une référence africaine
DECENTRALISATION ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE : Vers un « consensus des territoires »
À LA TÊTE DE LA LONASE : Abdourahmane Baldé signe son retour à la direction générale