Publié le 12 Jan 2013 - 01:25
URBAN SCÉNO FESTIVAL :

Quand deux Congolais appâtent Ouakam

 

 

Ouvert depuis mercredi, le Urban scéno festival a accueilli hier une performance atypique de deux artistes congolais.

 

''Jën bu bees, kaay kaay kaay''. Ce cri de deux artistes congolais Androa Mindre Kolo et Méga Mingiedi Malewa a perturbé la sieste de bien de Ouakamois, village traditionnel lébou de la région de Dakar. Collants bien enfilés, pieds nus avec des ''tuniques'' fabriqués à partir de fils de fer et ressemblant à des grillages, le duo congolais a attiré bien des regards hier. Ils ont organisé une procession dans l'après-midi à travers les rues de Ouakam dans le cadre du festival urban scéno démarré le 9 janvier.

 

L'invite à l'achat de poissons frais n'est pas la seule cause de toute l'attention dont les artistes hôtes font l'objet, mais leurs attirails. Sur les grillages leur servant de vêtement, le duo congolais a accroché des poissons et des oignons verts amorcés à des fils de fer. Sur la tête, chacun portait une bassine avec des gobelets en plastique collés dessus. Sur les rebords de la bassine sont accrochées des louches en plastique aux tons variés.

 

De quoi susciter interrogations dans les étroites rues du village lébou. ''Que font ils ?'', se demandaient certains. ''Drôle de façon de le faire'', concluait-on faute d'y comprendre grand-chose. D'autres se sont hasardés sans ciller : ''Ils vendent du poisson''. Ce beau monde de spectateurs n'a pas compris qu'Androa et Mega sont des artistes. Certains se montraient choqués par les jambes des Congolais. ''Mais ils n'ont rien dessous'', ont remarqué beaucoup de badauds qui n'ont pas fait attention aux collants.

 

En fait, les vedettes du jour imitaient les marchands ambulants à leur manière. Avec une touche artistique. Ils l'ont tant bien que mal réussis puisque certains les ont vraiment pris pour des vendeurs.

''Mister pousse-pousse'', un artiste américain prenant part à la résidence, a accompagné à sa manière les deux Congolais. Dans son chariot assez particulier avec deux cornes bien en vu au devant, il s'est mis à distribuer le journal du festival qui se poursuit à Ouakam jusqu'au 12 janvier.

 

BIGUÉ BOB

 

 

 

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