Publié le 19 Dec 2013 - 15:20
NOTE DE LECTURE DE L’OUVRAGE DE MAMADOU SY ALBERT

 Les actualités brûlantes de  la gouvernance de l’Enseignement Supérieur Public

 

«  L’Enseignement Supérieur Sous Contrat, la gouvernance des universités à l’épreuve ». C’est le  titre du dernier ouvrage de Mamadou Sy Albert, chargé de communication à l’Université Cheikh Diop. L’auteur  pose un regard serein sur la situation conflictuelle de l’institution universitaire. Il alerte l’opinion publique sur les faiblesses du Contrat de Performance tout en restituant toute la stratégie des options de la Performance. Après son premier ouvrage portant sur les cinquante ans de l’Ucad, le journaliste consultant revient sur  l’évolution de la première université du Sénégal depuis sa création en 1957, sur  les conflits structurels et idéologiques  entre l’élite universitaire et le pouvoir central  pour la préservation  ou non de l’autonomie des administrations universitaires. Enfin, il esquisse les grandes orientations d’une réforme  académique et sociale en profondeur dans le contexte de l’après Concertation Nationale sur l’Avenir de l’Enseignement Supérieur et d’une gouvernance universitaire concertée. Un livre d’une brûlante actualité préfacé par Ousmane Joseph Diop, Président du Conseil d’Administration de l’Université de Thiès.

 

Cinq grandes questions sont au cœur de la « gouvernance des universités à l’épreuve ». Il s’agit, notamment de l’Enseignement Supérieur à l’ère des Contrats de Performance, un aperçu historique des réformes de l’Enseignement Supérieur, l’Avenir de l’Enseignement Supérieur, la gouvernance universitaire et  l’élite universitaire dans la gouvernance.

Chacune de ces préoccupations majeures de l’essayiste fait l’objet d’un traitement  qui obéit  à la volonté de l’écrivain de  faire comprendre la portée de chaque question à travers : son présent, son passé et son avenir immédiat, à moyen et long terme, le sens et les mutations en jeu.

A ce titre, il rappelle tout au long de son ouvrage des éléments d’histoire par exemple, en matière de projet de réforme, de réformes, de gestion des conflits entre les pouvoirs publics et la communautaire universitaire en général, et singulièrement avec les syndicats des enseignants et les amicales et, ou  de gouvernance. Ce procédé d’écriture relève du souci d’aider à faire comprendre ce qui est récurrent dans l’espace académique, ce qui est nouveau  et le futur se dessinant à l’horizon des universités sénégalaises désormais sommées de revoir tout leur fonctionnement interne en fonction de nouveaux critère : l’efficacité, de l’efficience et  les résultats en fonction des coûts.

Les expériences de réforme dans les universités européennes, américaines et canadienne méritent d’être revisitées par les acteurs, par les  décideurs et par les  partenaires des universités publiques. Chaque pays doit  se doter de son propre projet de réforme en fonction de ses réalités culturelles, sociales et politiques et de l’histoire de son université ou de ses universités.

De ce point de vue, l’’avenir de l’Enseignement Supérieur du Sénégal doit être analysé sous l’angle du panafricanisme, de l’intégration des Systèmes d’Enseignement Supérieur Africain et de la mutualisation des moyens et des ressources humaines universitaires. C’est une forte conviction de l’auteur  au moment où l’université nationale est  quasi en fin de cycle en dépit de la volonté des pouvoirs  publics africains de créer des universités régionales à l’instar du reste du Sénégal.

Au total, ce livre de 252 pages d’une actualité brûlante traite aussi des Conclusions de la Concertation Nationale sur l’Avenir de l’Enseignement Supérieur en général, et singulièrement des impairs de la concertation et des risques d’une absence de consensus au sujet de l’augmentation des droits d’inscription, des mesures de réforme touchant à la pédagogie universitaire, des filières professionnelles, des débouchés des diplômés de l’Enseignement Supérieur et de  la gouvernance universitaire concertée.

Cabinet Leadership Citoyen Africain (L.C.A)

 

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