Publié le 6 May 2012 - 11:10
SCA - IBRAHIMA WADE

‘’Le Sénégal perd près de 20 milliards en importation horticole’’

Ibrahima Wade, Secrétaire permanent de la Stratégie de croissance accélérée (SCA)

 

Les importations de carotte, de banane, de pomme de terre et d'oignon font perdre 20 milliards de francs Cfa par an au Sénégal en devises. Ce, alors que ces spéculations peuvent être cultivées dans ce pays.

 

En atelier à Saint-Louis, la Coopérative fédérative des acteurs de l’horticulture du Sénégal a peint un tableau sombre dudit secteur. Une occasion pour le Secrétaire permanent de la Stratégie de croissance accélérée, (SCA) Ibrahima Wade, de demander à ces horticulteurs de redoubler d’efforts, avant de révéler que 20 milliards de nos francs sont perdus en matière de devise avec l’importation de quatre spéculations : la carotte, la banane, la pomme de terre, et les oignons. ‘’Ce sont pas moins de 20 milliards de francs Cfa qui, annuellement, sortent du pays pour aller enrichir des producteurs étrangers, alors que le potentiel existe pour au moins atténuer cette facture’’, a souligné M. Wade.

 

Et les acteurs du secteur des fruits et légumes du Sénégal poursuivent l’objectif, d’ici à 2015, de diminuer de moitié le volume des importations, afin d’équilibrer la balance des paiements. Pour atteindre ce but de réduire d’au moins 50% les importations horticoles dans les trois prochaines années, Ibrahima Wade a indiqué que la filière horticole devrait revoir ses ambitions à la hausse et aller plus loin que les 100000 tonnes fixées à 2015. Toutefois, il faut reconnaître, pour accroître la production, que l’organisation de la filière doit être un premier pas. ‘’Une telle organisation permettra aux horticulteurs d’avoir un seul interlocuteur’’, a avancé M. Wade.

 

Cette rencontre a été une tribune pour le président de la coopérative fédérative des acteurs de l’horticulture du Sénégal, Cheikh Ngane, de déplorer l’importation des 140 000 tonnes d’oignon. Il s’est aussi plaint de la responsabilité des producteurs qui continuent à appliquer des méthodes rudimentaires qui expliquent quelque part le niveau de production locale. ‘’Personne ne peut nous imposer d’importer, mais il faut faire de la qualité pour la pérennité de notre production’’, a affirmé M. Ngane.

 

Fara Sylla

(Correspondant, Saint-Louis)

 

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