Publié le 24 Apr 2016 - 22:22
3 QUESTIONS A…COLONEL MOMAR GUEYE, ECRIVAIN

‘’Il faut que les enseignants lisent aussi…’’ 

 

Qu’est-ce qui, selon vous, fait que le livre n’occupe plus sa place d’antan?

Il y a plusieurs facteurs parce que le livre est concurrencé aujourd’hui par les autres moyens de lecture ou les autres médias, comme la télévision, la radio, l’internet etc. Et les gens préfèrent la facilité. Par exemple, au lieu de lire le livre tout entier, l’on cherche le résumé du livre sur internet et l’on se contente de cela. Il y a aussi que le livre n’est pas accessible à tous. Il est relativement cher et il n’y a rien pour favoriser le mécénat du livre. Il faudrait que les sociétés puissent soutenir l’édition des livres et qu’ils puissent les acheter et les mettre à la disposition des bibliothèques publiques, des écoles etc.

Qu’est-ce qu’il faudrait selon vous pour inciter les jeunes à lire ?

C’est une responsabilité individuelle. Il faudrait que les parents incitent les élèves à lire. Ce, en leur demandant  de rendre compte etc. Il faudrait aussi que les enseignants lisent, parce que les enseignants, eux-mêmes, ne lisent pas la plupart du temps. Et ils doivent inciter les élèves à lire. C’est un effort que chacun doit fournir parce que le savoir est dans le livre. Une personne qui ne lit pas est une personne qui ne progresse pas. Nelson Mandela avait dit qu’une nation qui lit est une nation qui gagne. Même pendant la fin de l’année, on donne aux enfants des jouets alors, j’avais lancé l’idée : ‘’un cadeau, un livre’’. C'est-à-dire, à chaque fois qu’on peut donner un jouet, on y ajoute un livre. C’est une politique nationale qui doit être menée pour inciter à lire et ou alors créer des concours de lecture. La danse et la musique ne font progresser personne. C’est de la distraction, mais pas de l’instruction, de l’éducation.

D’autre part, beaucoup de jeunes se plaignent souvent du fait qu’ils ne se retrouvent pas dans certains livres, surtout les classiques. Qu’en dites-vous ?

Quand Victor Hugo et Lamartine écrivaient, ils n’avaient pas dit que cela devrait intéresser la jeune génération. On ne peut pas écrire pour dire que c’est pour telle ou telle génération. La lecture est faite pour tout le monde. Un livre contient du savoir et il faut aller vers le savoir. C’est le livre qui nous aide à nous orienter, à nous éduquer. Il faut simplement que l’on s’intéresse à la lecture. Lire pour gagner du savoir. Et le savoir, la discipline et le travail sont trois armes essentielles pour le développement d’une Nation. Et tout cela, on peut le trouver dans le livre. 

 

Section: 
KËR NAFY : Kalista Sy ouvre une nouvelle ère des séries sénégalaises
“INDEPENDANCE TEY” Le cinéma comme mémoire vive d’un Sénégal en lutte
Tourisme
SAINT-LOUIS : 34e ÉDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ : Une édition pour renforcer les liens culturels et artistiques entre les pays africains
Festival international littérature
MAISON DES ESCLAVES DE GORÉE : La Fondation Tano Kora scelle le lien mémoriel entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal
AVANT-PREMIÈRE “GERMAINE ACOGNY L'ESSENCE DE LA DANSE” : Le souffle d’une vie en mouvement
FORUM DE PRODUCTION - SAINT-LOUIS DOCS Une nouvelle génération de cinéastes africains prend la parole
CLÔTURE SAINT-LOUIS DOCS 2026 : Entre émotions, triomphes et regards vers l’avenir du documentaire africain
SAINT-LOUIS DOCS 2026 : Au cœur du processus de sélection
SAINT-LOUIS DOCS 2026 : Le rôle du critique revisité face aux enjeux du documentaire
SAINT-LOUIS DOCS 2026 Le documentaire Les Voyageurs ouvre le festival sur fond de réalités migratoires
JANT BEATS FESTIVAL 2026 : Dakar s’apprête à vibrer au rythme de la culture
VERNISSAGE DE L’EXPOSITION OUSMANE SOW INTEMPOREL : Ousmane Sow revient à la maison
SAINT-LOUIS : ITINÉRAIRES ARTISTIQUES : La 12e édition tournée vers un écosystème hybride
34ᵉ FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE SAINT-LOUIS : L’édition 2026 axée sur la continuité et le renouvellement
REGGAE AWARDS SENEGAL 2026 : Le reggae sénégalais s’offre une vitrine
FESTIVAL CULTUREL DE NDIAGANIAO : Célébrer la diversité de la population sérère ainsi que d’autres ethnies invitées
MASA 2026 : Khadija Ndiaye, l’œil qui raconte l’Afrique
AVANT - PREMIÈRE DE RAFET A DAKAR Khadidiatou Sow ouvre le débat sur l’acceptation de soi