Publié le 9 Jun 2016 - 08:08
THIERNO BOCOUM (REWMI)

‘’ La voie du deal est la pire des voies pour Karim Wade’’

 

‘’Le traitement du dossier Karim Wade par le régime au pouvoir menace réellement notre Etat de droit donc le fondement de notre société démocratique et républicaine’’, a déclaré hier Thierno Bocoum.  Dans une note rendue publique, le chargé de communication de Rewmi défend la posture de son leader, Idrissa Seck par rapport à la libération annoncée de Karim Wade. Et selon le député, ‘’la voie du « deal » ou de l’entente secrète est la pire des voies pour la libération de Karim Wade y compris pour lui-même’’. ‘’C'est d'abord une honte pour ceux qui pensent pouvoir en tirer profit’’, fulmine le parlementaire du parti Rewmi.

A l’en croire, ‘’cette libération n’accordera aucune crédibilité et aucune garantie au fils du Président Abdoulaye Wade’’. ‘’Négocier une grâce c’est donner à Macky Sall l’opportunité de retourner la situation en sa faveur. Il aura réussi, dans ce cas, à se présenter sous les habits d’un humaniste après avoir été un bourreau insensible. Il s’y ajoute que la grâce n’annule pas la peine, elle permet juste de libérer la personne incriminée des contraintes liées aux rigueurs carcérales’’, décèle le député.

Poursuivant son propos, Thierno Bocoum pense que ‘’ceux qui demandent l’amnistie pour Karim Wade semblent ne pas connaître la procédure ou ne mesurent peut-être pas le coût de leur requête’’. Selon lui, ‘’on ne peut pas amnistier une personne mais plutôt des faits’’. Et, ‘’en décidant d’amnistier des faits qui ont un rapport avec l’affaire Karim Wade et qui prendront en compte le caractère général d'une loi, il faudrait que l’amnistie touche toute une chaîne de responsabilités’’. Or, ‘’plusieurs personnalités et de responsabilités différentes, seront ainsi concernées’’. Ce qui lui fait dire que ‘’cela revient à renoncer purement et simplement à la reddition des comptes qui est une manière d'encourager et d'encadrer l'impunité’’. 

 

Section: 
RENVOI CODES DU TRAVAIL, CONDITIONS POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : L’Assemblée déclenche la guerre
RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Pastef dans un engrenage
THIES - REFORMES INSTITUTIONNELLES L’APR dénonce une « dérive »
POLITIQUE : Juan Branco, l’allié encombrant du Pastef
RECONFIGURATION POLITIQUE : Une drôle d'opposition
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe
POUVOIRS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Entre fantasmes et réalité
TENSIONS EXPLOSIVES AU PARTI SOCIALISTES : Une motion de confiance sur fond de violents affrontements
CRISE AU PARTI SOCIALISTE Des lendemains incertains dans la maison de Senghor
NOMINATION DE SUPERVISEURS ADJOINTS : Diomaye Faye muscle son appareil politique
POLITIQUE : Suspicions généralisées au sommet de l’État
L'AFFAIRE ASER OCCUPE LE DEVANT DE LA SCÈNE Du livre de Bachir Fofana à la conférence de Thierno Alassane Sall
ASSEMBLEE GÉNÉRALE PS DEMAIN : L’Union régionale de Dakar dénonce des appels à la violence
Alain Diouf remplace Aminou Lo…
Pastef-Les Patriotes
RÉINTÉGRATION D’OUSMANE SONKO : La compétence du Conseil constitutionnel à l’épreuve
DAKAR ARENA : Ousmane Sonko scelle sa rupture avec Diomaye Faye
PREMIER CONGRES ORDINAIRE DU PASTEF Un week-end à “haut risque"