Publié le 22 Dec 2022 - 12:51
APRÈS LA SORTIE DU PROCUREUR SUR L’AFFAIRE PAN

La réplique de la Cap

 

Le directeur de publication de Dakarmatin est retourné en prison depuis hier, sur ordre du juge du 2e cabinet et sur demande du procureur. Dans un communiqué largement partagé mardi, le parquet est revenu sur les motivations de sa demande.

‘’Les maladresses de Pape Alé Niang dans ses courts moments de liberté ne peuvent décemment autoriser le procureur de la République, Hamady Diouf, à raconter des histoires sur notre confrère, en prenant souvent des libertés avec la vérité. S’il est vrai que son comportement peut indisposer et mettre mal à l’aise beaucoup de gens, la corporation de journalistes reste déterminée à défendre les valeurs et principes du métier’’, lit-on dans une note.

‘’Le journalisme et la justice ont en commun certains fondamentaux. Ce sont, entre autres, les faits. Ils sont intangibles. Toute action judiciaire, toute information doit reposer sur des faits. Or, dans son communiqué, le procureur lui prête des intentions et des allégations’’, dénonce la Cap. Elle fait référence aux sorties du journaliste, notamment celle dans le live de Mollah Morgun. 

‘’Certainement, nous n’avons pas écouté et regardé les mêmes audio et vidéos. Le journaliste,  de nouveau en captivité depuis le mardi 20 décembre, n’a fait qu’une sortie. Il est établi – et de manière clairement incontestable - qu’il n’a nullement et aucunement évoqué la procédure, ni les éléments du dossier le concernant. Pape Alé Niang a dénoncé les conditions de son arrestation qui sont rocambolesques et inacceptables dans le contexte d’un État de droit qui poursuit un citoyen régulièrement domicilié à Dakar. Il est surtout revenu sur la situation des «détenus politiques» dont les sieurs Cheikh Oumar Diagne et Abdou Karim Guèye qu’il a eu le loisir de rencontrer en prison’’, dément la Cap.

Par conséquent, ‘’sur la base du principe de responsabilité qui guide son action, la Coordination des associations de presse (Cap) n’épouse pas cette sortie et la trouve inopportune.  Monsieur le Procureur de la République ne peut oublier un seul instant que Pape Alé Niang est un citoyen sénégalais qui bénéficie toujours et jusqu’à preuve du contraire de la présomption d’innocence. À cet effet, rien ni personne ne l'empêche - conformément aux articles 8 et 10 de la Constitution - de jouir de sa liberté d’expression dans le respect des dispositions de l’article 127 du Code de procédure pénale. En l’espèce, les avocats et des juristes ont raison de dénoncer ce que le procureur qualifie allègrement et émotionnellement d'actes constitutifs de la violation des termes ou conditions du contrôle judiciaire’’, ajoute la Coordination des associations de presse.

 

Section: 
OUSMANE DIAGNE, PDT DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL : Ce qu’il faut retenir du parcours de l’homme
CHANGEMENT CLIMATIQUE ET TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : À Fatick, les journalistes formés pour mieux couvrir l’urgence climatique
SENELEC - POUR DÉFENDRE LES ACQUIS DES TRAVAILLEURS : Les syndicats annoncent un plan d'actions
PENSIONS IMPAYÉES : Les ex-cheminots haussent le ton
LUTTE CONTRE LA FIÈVRE DE LA VALLÉE DU RIFT : Des experts misent sur un outil d’alerte précoce pour anticiper les épidémies
DEMISSION DE 5 DIRECTEURS AU MESRI : Il dénoncent de ‘’profonds désaccords’’ avec Boubacar Kamara
MATAM : Les agents de la Senelec se mettent au rouge
BOY DJINNE FACE A DEUX DOSSIERS EXPLOSIFS : Le marathon judiciaire s'ouvre ce mardi
Menaces contre des ressortissants guinéens
DÉFÉRÉ HIER AU TRIBUNAL : 1 590 pilules d'ecstasy dissimulées dans une prothèse de jambe
Tue pour le vol de noix de coco
Interpellation
THIÈS : Les décharges sauvages empoisonnent la vie des riverains
POLLUTION PERSISTANTE À SANDIARA : Les habitants disent étouffer
GRÈVE DE LA FSDT À KAOLACK - KAFFRINE : Le secteur de la santé paralysé
RÉVISION DU CODE DE L’ASSAINISSEMENT : Thiès ouvre le débat pour un cadre juridique adapté aux nouveaux défis
LOGEMENT DANS LE MONDE : Plus de 3 milliards de personnes privées d’un logement décent
APRÈS DEUX NOUVEAUX MEURTRES DE MINEURES : Waxjotna réclame la reconnaissance du féminicide dans le Code pénal
GRÈVE GÉNÉRALE DE CE VENDREDI : Le mot d’ordre suivi à plus de 75 %
CADRE DE VIE : Thiès prépare une nouvelle gouvernance des déchets solides