Publié le 25 Oct 2024 - 12:35
Infrastructures

Nouveau coup d’éclat des USA 

 

De Dakar au Cap en Afrique du Sud, de Casablanca à Addis Abeba, ce n’est pas les assemblées annuelles du FMI et la Banque Mondiale d’Octobre  à Washington DC qui font la une de l’actualité financière et économique… Hélas c’est plutôt  l’ouverture des bureaux d’Abidjan, de Rabat et de  Nairobi de la toute nouvelle institutions des USA  qui succède à l’OPIC, le  Développent Finance Corporation (DFC), fonds d’investissement public indépendant   qui intervient dans les projets de développement  dans les pays à revenu faible et intermédiaire d’Afrique. Les trois bureaux qui visent la proximité avec les milieux d’affaires de notre continent   attestent de la volonté de Washington d’amorcer son grand retour sur le continent, afin de contrer l’influence grandissante de la Chine.

L’Afrique n’étant plus la chasse gardée d’aucune puissance, c’est plus que la chine, c’est aussi l’Inde, la Turquie et même la Russie qui veulent étendre leur zone d’influence pour l’accès aux mines et matières premières du continent.  Les USA l’ont bien compris, rien ne peut se passer à partir de Washington où se trouvait le siège de l’OPIC, dorénavant il faut être sur le continent et croiser le fer aux chinois et russes au grand bénéfice du secteur prive’ africain qui voit l’offre de financement en capitaux moyens et longs diversifié et élargi. En ligne de mire des institutionnels américains les projets d’infrastructures et logistiques, les mines et métaux stratégiques, les routes, ports, aéroports et hôtels comme au Sénégal bien sur l’énergie. Dorénavant la Chine à un concurrent et un challenger de taille sur le continent.

Avec l’implantation de l’institution américaine à Abidjan pour couvrir la zone francophone au Sud du Sahara, c’est notre capital qui perd en influence face à la capitale ivoirienne de plus en plus perçue comme un hub financier sous – régional malgré les avantages absolus de la capitale sénégalaise. Et pourtant c’est Dakar qui a été le premier pays d’Afrique au Sud du Sahara à accueillir le directeur exécutif de DFC venu en éclaireur sur le sous – continent en 2020 présenter l’institution et ses nouvelles orientations.   L’institution de financement de l’état US avec 60 milliards de dollars US de capital dédié au continent soit 40 000 milliards de FCFA jouera certainement un rôle pivot dans les financements stratégiques sur le continent, Il appartient à notre secteur privé d’étoffer l’ingénierie projet pour capter autant d’opportunités américaines, chinoises, turques, indiennes… et même russes.

 

Moustapha DIAKHATE

Expert et Consultant Infrastructures

Section: 
LE SOMMET DU G7 À ÉVIAN : Une ambition affichée, mais des limites structurelles persistantes
MOURDIAH ET NARA : Le JNIM et la conquête des fonctions étatiques
ASSEMBLÉE NATIONALE : AU NOM DE LA DÉMOCRATIE, IL EST TEMPS DE DÉCIDER Appel de 143 personnalités pour l’adoption de la révision constitutionnelle
NOUVEL ARTICLE 92 DE L'AVANT-PROJET REPRIS PAR LA PROPOSITION DE RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : L’intrusion du Juge dans l’Hémicycle
ÉPISTÉMOLOGIES DU SUD : CAPITAL HUMAIN ET PLANS TACTIQUES Temps long vs posture tactique dans le Sénégal contemporain
DU TERRAIN DE FOOTBALL AU CORPS FÉMININ : Quand une défaite sportive révèle les normes sociales du corps au Sénégal
APPEL HSF POUR 40 MIGRANTS SÉNÉGALAIS EMPRISONNÉS EN MAURITANIE “Ils meurent à petit feu”
MOBILITÉS HUMAINES- SPORT ET CULTURES : Une coupe du monde raciste, xénophobe et discriminatoire !
CONCILIER LES AMBITIONS SOUVERAINES DU PEUPLE AVEC LES EXIGENCES DE RIGUEUR DU FMI Un exercice cornélien pour le nouveau gouvernement ?
De la nécessité d’une réforme de l’enseignement à la nécessaire rééducation de l’intelligentsia au Sénégal
MES CONSEILS AU DUO DIOMAYE-SONKO : Tout est possible !
Lettre ouverte à Monsieur Bacary Sarr, Ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement
CONCERTATIONS NATIONALES : L’économie ne peut plus attendre
AU-DELÀ DES RÉFORMES : Refonder l’éducation sénégalaise pour bâtir le capital humain du XXIe siècle
SÉNÉGAL : Quand gouverner sans la majorité devient le défi démocratique
Petite reflexion sur la figure messianique au Sénégal
Au fond des pensées d’un homme
Abdoulaye Wade, ou la grandeur d’un destin sénégalais
De l’exigence de résultats et les raisons de douter
Observations*