Les Lions à l’assaut des Diables Rouges

L’équipe du Sénégal va en découdre avec celle de la Belgique, ce mercredi (20h) à Seattle, dans le cadre des seizièmes de finale de la Coupe du Monde 2026. Dans cette affiche inédite, les deux équipes visent les huitièmes de finale.
Fini le temps des calculs, les choses sérieuses démarrent avec les matchs à élimination directe. Dans le cadre des 16es de finale de la Coupe du Monde 2026, le Sénégal défie la Belgique pour une place en 8es de finale. Les deux équipes se rencontrent pour la première fois de leur histoire. Elles ont été sauvées d’une élimination prématurée grâce à leur victoire respective lors de la dernière journée.
Battus deux fois de suite par la France (3-1) et la Norvège (3-2), les Lions ont infligé une sévère correction à l’Irak (5-0), ce qui leur a permis de se qualifier en tant que meilleure troisième. C’est la première victoire sénégalaise après trois défaites et un nul (0-0 en amical face à l’Arabie Saoudite).
Quant aux Diables Rouges, ils se sont ressaisis en signant leur plus large victoire en Coupe du Monde avec un impressionnant 5-1 contre la Nouvelle-Zélande, après deux nuls consécutifs (contre l’Égypte, 1-1, et l’Iran, 0-0). Les hommes de Rudi Garcia restent sur une courbe ascendante. La Belgique aborde ce match avec la deuxième plus longue série d’invincibilité de son histoire (10 victoires, 6 nuls), dont deux rencontres face à des sélections africaines (victoire en amical face à la Tunisie, 5-0, nul contre l’Égypte en phase de poules, 1-1).
Corriger la porosité défensive
Éliminée dès la phase de poules lors de l’édition 2022 au Qatar, la Belgique espère aller le plus loin possible dans cette compétition. Malgré un début de compétition poussif, les Belges sont un client sérieux pour le dernier carré au moins. Avec ses joueurs expérimentés, dont Kevin De Bruyne, qui reste le métronome du jeu, l’infranchissable Thibaut Courtois, et le meilleur buteur de l'histoire de la sélection, Romelu Lukaku, cependant fragilisé par ses blessures récentes, les Diables Rouges ont de solides arguments à faire prévaloir.
Lors du premier tour, la Belgique a été l’équipe qui a le plus frappé au but (73 tentatives), avec une moyenne de sept tirs cadrés par match. Mais les joueurs de Rudi Garcia ont manqué de réalisme. En trois rencontres, ils n’ont inscrit que six buts, malgré le nombre élevé de tentatives.
Au-delà de l’inefficacité, ces chiffres illustrent la force d’attaque et l’esprit d’initiative de l’équipe belge. Les Sénégalais sont donc avertis. Surtout que la défense des Lions a fait preuve d’une permissivité déconcertante en ce début de compétition. Le Sénégal a pris six buts (deux buts par match) en trois rencontres de la phase de poules. C’est plus de buts concédés par les Lions que lors de leurs 15 précédents matchs (toutes compétitions confondues), du 10 octobre 2025 au 9 juin 2026.
La responsabilité de l’entraîneur est engagée. Pape Thiaw doit réaliser le meilleur casting en défense, notamment dans l’axe. Ce que le coach n’a pas réussi à faire depuis le début de la compétition. Si la titularisation de Moussa Niakhaté ne souffre d’aucun doute, le choix de son binôme sera sérieusement scruté.
Soigner l’entame de match
À part la rencontre contre l’Irak, l’équipe du Sénégal a été dans la réaction pendant ses deux premiers matchs. Ayant subi l’ouverture du score face à la France et à la Norvège, les Lions ont couru derrière l’égalisation, en vain. Cette mauvaise posture est symptomatique de ses entrées en matière très souvent poussives. Les Lions ont inscrit dix de leurs douze derniers buts après la mi-temps.
Pour mieux garantir leurs chances de s’en sortir ce mercredi, la bande à Sadio Mané doit essayer de prendre les choses à son compte très tôt. Cela passe par un réalisme inébranlable. Là aussi, le choix des hommes sera capital. La titularisation d’Ismaïla Sarr à la pointe de l’attaque a permis au joueur de Crystal Palace de se mettre en exergue, avec un doublé à la clé. Il pourrait être reconduit à ce poste, étant donné l’inefficacité de Nicolas Jackson (zéro but en trois matchs, dont deux titularisations).
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REACTIONS KALIDOU KOULIBALY ‘’Je suis disponible et le coach fera ses choix, sans pression’’ ‘’Ça, c’est le coach qui le décidera. Mais le plus important, c’est que je suis apte et à la disposition du groupe, à la disposition de l’équipe. J’ai beaucoup travaillé pour être prêt pour cette Coupe du monde. Je tiens à remercier tout le staff médical et technique, parce qu’ils m’ont fait confiance. Je remercie aussi le staff d’Al-Hilal, qui m’a énormément aidé. Aujourd’hui, je suis là, à la disposition de mon pays. Je suis très content de représenter le Sénégal à cette Coupe du monde. Je suis disponible et le coach fera ses choix, sans pression. L’équipe qui débutera fera tout pour gagner le match. Je pense qu’on n’a rien à prouver à personne. Tout le monde l’a vu, nous avons gagné cette CAN sur le terrain. Ça s’est fait de la plus belle des manières. Aujourd’hui, les gens parlent davantage de nous et commencent peut-être à avoir un peu de crainte par rapport au Sénégal. Mais cela reste un match de football. Nous, nous ferons tout pour faire bonne figure et réaliser un grand match. Nous savons que ce sera une belle rencontre à regarder pour les spectateurs. RUDI GARCIA, COACH (BELGIQUE) ‘’Le Sénégal, c'est une équipe complète’’ ‘’Tout le monde est disponible. Je n'avais pas tout mon groupe pour les premiers matchs. C'est désormais le cas. Tous mes joueurs évoluent comme espéré. Peu importe qui est dans le onze. J'ai besoin de tout le monde car à chaque fois que j'ai fait cinq remplacements, ils ont tous apporté. Lukaku et Saelemakers, quand ils marquent (face à la Nouvelle-Zélande, Ndlr), ils sortent du banc. Nous avons réussi à finir premiers du groupe même si nous voulions gagner plus de matchs. Maintenant, c'est une autre phase. Nous jouons la meilleure équipe des troisièmes qui était avec deux grosses équipes dans son groupe. Voilà pourquoi ils ont terminé troisièmes. Pour aller loin, il faut battre de bonnes équipes. Nous avons travaillé sur le Sénégal et sur notre plan de jeu. Mais nous devons avant tout nous appuyer sur nos qualités. Toutes les équipes ont des faiblesses. Si nous arrivons à profiter de cela, c'est très bien. Nous pouvons nous appuyer sur le système à trois utilisé en Croatie. Mais ce n'est pas ce qui compte. L'équipe du Sénégal, ce n'est pas que de la taille, c'est une équipe complète. Nous devons juste être à notre meilleur niveau. Nous restons sur 16 matchs sur 17 sans défaite. Nous devons construire là-dessus. Il n'y a pas de match facile. Prenez l'Allemagne qui a perdu. Quand nous entrons dans cette phase, vous pouvez passer en gagnant ou via un nul. Le Paraguay l'a prouvé. Nous avons bien étudié le Sénégal mais nous devons avant tout nous appuyer sur nos qualités. Amadou (Onana) a des origines sénégalaises mais il joue avec le blason de la Belgique sur le cœur. Il fraternisera après le match, c'est sûr.’’ |
LOUIS GEORGES DIATTA






