Publié le 10 Jun 2026 - 12:01
CONTROLE DE SECURITE SUR LE TARMAC D'UN AEROPORT  

La FSF apporte des précisions face à l’indignation

 

La Fédération sénégalaise de football (FSF) a réagi à la publication sur les réseaux d’images montrant la délégation de l’équipe sénégalaise à la Coupe du monde être soumise à des fouilles strictes, supposées se dérouler à l’aéroport de San Antonio. Les fédéraux ont apporté des précisions sur le contexte de la procédure.

La Coupe du monde 2026 suscite déjà des polémiques, à quelques heures du coup d’envoi. Cette fois, tout le monde n’a pas le droit de participer à la plus grande fête du football mondial, notamment aux États-Unis. Et quand on y a accès, l’entrée sur le territoire américain ne se fait pas sans contrainte. L’équipe du Sénégal l’a appris à ses dépens. Des vidéos circulant sur les réseaux montrent des procédures de fouilles rigoureuses appliquées sur la délégation sénégalaise directement sur le tarmac d’un aéroport aux États-Unis. Cette scène a provoqué une vague d’indignation un peu partout dans le monde.

Face à cette controverse, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a sorti un communiqué pour recadrer les faits « afin d’éviter toute interprétation erronée ». La note précise déjà que le contrôle s’est déroulé au moment de l'embarquement à l'aéroport de Raleigh le dimanche 07 juin 2026, avant le départ du vol, et non à l'arrivée de l'équipe à San Antonio comme affirmé par certaines informations. « Dans le cadre de l'organisation logistique du déplacement, le bus transportant l'équipe nationale a quitté l'hôtel à Raleigh pour se rendre directement sur le tarmac de l'aéroport. Cette procédure a permis aux joueurs et aux membres du staff d'effectuer l'ensemble des contrôles de sécurité et de police directement au pied de l'avion, sans avoir à transiter par les zones habituelles de l'aérogare et les salles d'embarquement. Cette disposition visait essentiellement à optimiser le temps de déplacement de la délégation et à faciliter son embarquement à bord du vol privé à destination de San Antonio », a expliqué la FSF.

Les fédéraux ajoutent que « cette procédure s'est déroulée dans le respect des règles de sûreté aéroportuaire en vigueur et qu'aucun incident particulier n'a été signalé ».

Un fait parmi tant d’autres
La 23e édition de la Coupe du monde de football est partie pour être celle de l’inhospitalité. Cet épisode avec l’équipe sénégalaise fait partie d’une série d’actes posés par l’administration Trump, qui avait déjà annoncé la couleur un an avant le coup d’envoi en publiant une liste de pays dont les ressortissants sont soumis à des restrictions de visa et des mesures strictes, dont le Sénégal et la Côte d'Ivoire. D’ailleurs, les supporters des Lions ne feront pas le déplacement au pays de l’Oncle Sam pour soutenir leur équipe nationale.

Le Sénégal n’est pas le seul pays à avoir subi un contrôle aussi strict. L’Ouzbékistan en a fait les frais. La délégation des Loups blancs a été contrôlée par des chiens renifleurs et des détecteurs de métaux à même la rue, dès la descente du bus. Quant aux Iraniens, ils sont tout simplement déclarés persona non grata. Leur pays subissant les attaques de Trump, ils sont frappés de restrictions strictes de visa aux États-Unis. L’équipe iranienne est obligée d’établir son camp de base au Mexique, à Tijuana. Devant jouer ses trois matchs sur le territoire américain, la Team Melli est contrainte d’entrer aux USA que la veille de son premier match contre la Nouvelle-Zélande et de quitter le jour du match. Pour les deux autres rencontres, ils y seront deux jours avant le coup d'envoi.

Et que dire de l’arbitre somalien refoulé à son arrivée à Los Angeles ? Omar Abdulkadir Artan a pourtant été désigné par la FIFA pour officier à la Coupe du monde. « Je suis extrêmement déçu. Je ne suis qu’un simple arbitre qui tente de réaliser son rêve, le plus grand rêve de ma vie : assister à la Coupe du Monde. J’avais tous les papiers en règle. J’avais le visa nécessaire », a réagi le principal concerné dans le New York Times. Pourtant, l’instance dirigeante du football mondial n’a pas essayé de plaider sa cause et s’est tout simplement rangée derrière le gouvernement de Trump, l’heureux lauréat du « prix de la Paix » de la FIFA en décembre dernier. Quelle incongruence !

LOUIS GEORGES DIATTA

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