Publié le 9 Jan 2012 - 18:17
CONVOCATION DU CORPS ÉLECTORAL

Un retard diversement apprécié par les partis

A 72 jours de la présidentielle de 2012 au Sénégal, le corps électoral n’est toujours pas convoqué. Or, selon l’Article 108 de la Loi organique n° 92-15 du 07 février 1992, «les électeurs sont convoqués par décret publié au Journal Officiel au moins soixante dix (70) jours avant la date du scrutin. En cas de deuxième tour ou de nouveau tour de scrutin après l’annulation des élections, la publication du décret de convocation a lieu au plus tard huit (8) jours avant la date du scrutin».

 

 

Une situation qui préoccupe au niveau de certains états-majors de parti politique. Benoît Sambou, chargé des questions électorales de l’Alliance pour la république(Apr) explique cette ce retard par «l’insistance de président de la République à vouloir se présenter à la présidentielle alors que la Constitution ne le lui permet pas». «Aujourd’hui, constate-t-il, le processus électoral est bloqué, le projet de code électoral n’est pas encore voté à l’assemblée». Autant de facteurs qui font qu’«il n’ya plus de sérénité dans la gestion des élections par le gouvernement».

 

 

C’est pourquoi il invite à Me Wade à «libérer le peuple sénégalais» en renonçant à briguer un troisième mandat. Mais pour le Parti socialistes(Ps), il n y a pas péril en la demeure. Serigne Mbaye Thiam, le chargé des élections dans ce parti pense que le ministère de l’Intérieur est «dans les délai» pour convoquer le corps électoral. «Il ne faut pas question de penser un moment à un report des élections», assure-t-il. Un avis partagé par Ndiaga Sylla, chargé des élections de la coalition Bennoo Taxawal Senegal(Bss), qui, lui, est plus préoccupé du nouveau projet du code électoral qui devra être voté par l’assemblée nationale. Son combat, dit-il, c’est de faire appliquer le bulletin unique à la présidentielle de 2012.

 

 

Du côté du parti au pouvoir, on affiche la même sérénité, bien que Babacar Gaye, porte-parole du Parti démocratique sénégalais(Pds) ait préféré renvoyer EnQuête vers Oumar Sarr, le chargé des élections dans son parti. Mais, ce dernier était injoignable durant toute la soirée. Au niveau du ministère chargé des élections, on se veut rassurant. «ça va se faire ; nous y sommes», déclare Macoumba Coumé, le direction de la formation et de la communication au Ministère de tutelle .

 

Daouda GBAYA

 

 

 

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