Publié le 21 Aug 2012 - 20:13
CRISE MALIENNE

Les dirigeants de Bank of Africa quittent Bamako pour Dakar

 

Le holding du groupe bancaire Bank of Africa - dont son président - a mis le cap sur Abidjan avant de s'installer définitivement à Dakar. En cause, le risque de voir le Mali tomber dans sa totalité sous la coupe des islamistes.

 

C'est un virage presque historique qu'a pris discrètement Bank of Africa (BOA). Selon nos informations, le groupe bancaire panafricain, a en effet déménagé ces dernières semaines son équipe dirigeante, installée à Bamako depuis 2005. En cause, la situation politique du pays et, surtout, le risque islamiste. « Le pays risque de tomber dans sa totalité sous la coupe des islamistes », souligne une source au sein de BOA. Aucune communication officielle n'a pour l'instant été faite sur ce sujet délicat.

 

Repli à Abidjan, puis à Dakar

 

Les dirigeants du groupe, soit une vingtaine de personnes dont le président Mohamed Bennani, ont donc quitté progressivement Bamako, devenu le centre névralgique du groupe (même si la direction informatique était restée à Cotonou, au Bénin). Direction Abidjan, dans un premier temps parce que BOA y disposait de locaux disponibles. Puis le cap a été mis sur Dakar, jugé plus sûr « en termes de stabilité politique et environnementale ». La filiale locale, BOA Mali, reste évidemment toujours sur place, à Bamako.

 

« Bank of Africa est un groupe panafricain et l'équipe dirigeante pourrait faire son travail de presque partout », souligne la même source. Même si son siège juridique est au Luxembourg, BOA a toutefois toujours entretenu un lien particulier avec le Mali. C'est en effet à Bamako, en 1982, que le groupe aujourd'hui actif dans treize pays africains est né.

 

Jeune Afrique

 

Section: 
SUR FOND DE DÉFIS ÉNERGÉTIQUES MAJEURS :Abdourahmane Diouf hérite d’un secteur stratégique
Campagne agricole
REFONDATION DU SYSTÈME ÉDUCATIF : Thiès ouvre le débat sur l’école sénégalaise de demain
ÉLIMINATION DES INÉGALITÉS ET AUTONOMISATION DES FEMMES ET DES FILLES : Le salut réside dans le budget
RARETÉ DU POISSON AU SÉNÉGAL : L'émigration clandestine, comme facteur aggravant
ÉLEVAGE AU SÉNÉGAL : Les ambitions du nouveau ministre Dr Cheikh Oumar Ba
MINISTÈRE DE LA FAMILLE, DE L’ACTION SOCIALE ET DES SOLIDARITÉS Marie Angélique Mame Selbé Diouf veut rompre avec “l’assistanat”
FINANCES PUBLIQUES - MARS 2026 : L’ANSD révèle des contreperformances fiscales
ÉCHÉANCE EUROBONDS : Dakar anticipe pour convaincre
ANSD
ASER-AEE POWER Le parquet financier relance le dossier des 37 milliards
RETARD DANS LA MISE EN PLACE DES INTRANTS AGRICOLES L'inquiétude des paysans
MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN : Abdourahmane Sarr transmet sa doctrine, Cheikh Diba prend les commandes
Convention
NOUVEAU MINISTRE CHARGÉ DE L’ÉLEVAGE : Ousmane Diané compte marquer son territoire
UN SEUL MINISTÈRE DE L'ÉCONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN L’avis de l'économiste Pape Abdoulaye Seck
RÉPRESSION DES CRIMES ENVIRONNEMENTAUX : L'intelligence artificielle comme panacée
RÉPRESSION DES CRIMES ENVIRONNEMENTAUX : L’intelligence artificielle appelée à renforcer la riposte
PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES EN AFRIQUE 2026 Malgré les tensions mondiales, l’Afrique attendue à 4,2 % de croissance en 2026
AFRIQUE - TENSIONS GÉOPOLITIQUES ET PERTURBATIONS DE L’OFFRE MONDIALE Une croissance économique de 4,2 % attendue en 2026