Publié le 5 Feb 2014 - 22:52
ENSEIGNEMENT DANS LES UNIVERSITÉS

Le Saes décrète le minimum syndical

 

Plus d'heures supplémentaires ni de cours magistraux ou d'encadrement. La sentence vient du Saes qui proteste ainsi contre la non-application de la 17e  recommandation de la concertation nationale sur l'enseignement supérieur.

 

En dépit de la concertation menée sur l’avenir de l’enseignement supérieur pour une université stable, force est de croire que l’ambition zéro perturbation dans les universités est loin d’être à portée de main.

A l’issue d’une rencontre tenue ce week-end à Thiès entre le bureau national du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur et les bureaux de sections, le Saes a demandé aux enseignants de s’en tenir strictement à leurs charges horaires statutaires, c’est-à-dire refuser toutes heures complémentaires.

Il les appelle également à se limiter à la loi 81-59. En d’autres termes, les assistants et maîtres assistants ne dispenseront plus de cours magistraux. Ils vont se limiter à des travaux dirigés et travaux pratiques. Ils ne feront pas non plus de l’encadrement.

Ce durcissement vient de ce que le syndicat considère comme une mauvaise volonté de l’Etat d’appliquer certaines recommandations issues de la concertation ainsi que des «décisions arbitraires» en dehors de toute discussion.

«Il faut regretter que la recommandation la plus importante a été, une fois de plus, piétinée par l’État qui tarde à mettre en place le Comité de suivi conformément à la Recommandation 17 de la CNAES validée par la directive présidentielle N°3. On ne semble pas comprendre que c’est là que gît le problème lorsqu’on veut réaliser des réformes en excluant les acteurs et les bénéficiaires.»

Orientations faites sans les instances académiques idoines

Le Saes qui dénonce l’inscription des nouveaux bacheliers en ligne juge cette méthode comme une atteinte grave à l’autonomie des universités. «Dans quels locaux suivront-ils les enseignements ? Combien d’enseignants pour eux ? Quel budget pour les prendre convenablement en charge ?»

Le cas de l’Université Gaston Berger reste le plus préoccupant qui a vu ses nouveaux bacheliers passer du simple au double, sans un franc de plus pour leur prise en charge. «Nous allons clairement au devant de graves difficultés, ne serait-ce que concernant les budgets.»

BABACAR WILLANE

 

Section: 
CONSOMMATION DE DROGUE CHEZ LES ADOLESCENTS À THIÈS / Dalal Xel alerte et mise sur la prévention
FEMMES DANS LES CONFLITS ARMÉS : Tuées dans les guerres, écartées des négociations
ACCUEIL DES ENFANTS DES FAMILLES MILITAIRES : Les Armées veulent renforcer leurs crèches
CEP : FONCIER ET PATRIMOINE BÂTI DE L’ÉTAT : Les incohérences des dossiers fonciers au crible des députés
Sensibilisation aux cancers
SÉCURISATION DES JOJ DAKAR 2026 : Le ministre de l’Intérieur appelle les forces de sécurité à une vigilance sans faille
Justice à Louga
VISITE AU SÉNÉGAL ANNULÉE La crise en Pologne contraint Nawrocki à faire demi-tour
SANTÉ - NÉGOCIATIONS, RÉQUISITIONS ET LIBERTÉS SYNDICALES : Le Sames durcit le ton contre sa tutelle
DEKHEULE : Babacar Diop appelle à faire de Lat-Dior un modèle de patriotisme pour la jeunesse sénégalaise
SAINT-LOUIS : FACE À LA FORTE PRÉVALENCE DE L’AVC : Acteurs sanitaires et communautaires tirent la sonnette d’alarme
MATAM : Les populations s’arrachent les postes de l’Université
SÉNÉGALAIS DÉTENUS À L’ÉTRANGER : HSF réclame une cellule nationale d’assistance
ÉTATS-UNIS : Le Sénégalais Modou Ngom condamné à 22 ans et demi de prison
PRISE EN CHARGE DE LA SANTÉ MENTALE : Trois nouveaux hôpitaux seront construits
Don de sang et octobre rose
Urgences locales - Rufisque Nord
Migration irrégulière
JUSTICE — APPLICATION DU PROTOCOLE D’ACCORD DU 7 AOÛT 2025 : Le Sytjust dépose un préavis de grève
SEMINAIRE DE FORMATION DE L’ASES : Journalistes et imams explorent l'espace