Publié le 2 Aug 2015 - 21:48
EXAMEN DES RECOURS DE KARIM WADE PAR LA COUR SUPREME

Les avocats jugent ‘’illégale’’ l’audience du 6 août 

 

A la suite des libéraux, les avocats de Karim Wade sont montés vendredi au créneau pour s’insurger contre la décision prise par la Cour suprême, d’examiner jeudi prochain les sept recours déposés contre l’arrêt de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) condamnant leur client et ses complices.

 

’Une violation flagrante des droits de la défense.’’ Les avocats de Karim Wade assimilent ainsi la décision de la Cour Suprême d'examiner le 6 août 2015 (jeudi prochain), les sept recours déposés contre l'arrêt rendu le 23 mars par la Cour de répression de l'enregistrement illicite (CREI). Un arrêt condamnant leur client à six ans d’emprisonnement ferme. Dans un communiqué parvenu à ‘’EnQuête’’, la défense qualifie de ‘’surprenante cette décision’’. La principale raison invoquée, c’est le non-respect des ‘’délais impératifs fixés par la loi pour l'accomplissement des formalités.

La présentation des moyens de défense des personnes condamnées et l'instruction des recours sont loin d'être épuisés’’. Pour les conseils du fils de l’ex-président Wade, ‘’l’on peut, dans ces conditions, affirmer avec force que l’audience prévue viole la loi et est donc illégale’’. Pour justifier cette illégalité, la défense avance que ‘’l’ État du Sénégal n'a pas encore répondu aux moyens exposés dans les recours, ni fait savoir qu'il renonçait à y répondre’’. Il s’y ajoute que, d’après elle, ‘’toutes les parties n'ont pas fini de présenter leurs dossiers’’.

Fort de ces arguments, les conseils relèvent que ‘’la fixation d'une date d'audience aussi proche, de nouveau en violation des droits de la défense, prouve que le véritable objectif est de priver Karim Wade de la possibilité de faire valoir les droits qui sont consacrés tant par les lois du Sénégal que par les conventions internationales que notre pays s'est engagé à appliquer.’’ Tout en soulignant que ‘’ces droits doivent être encore plus respectés devant la Cour Suprême’’, la défense souligne que ‘’cette nouvelle vague de violations inacceptables intervient alors que les avocats de Karim Wade ont demandé à l’État du Sénégal et au Premier Président de la Cour Suprême de se conformer à la décision du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire’’.

Autant de raisons qui font que les avocats s’insurgent ‘’une nouvelle fois contre les scandaleuses violations des droits de la défense, indignes d'un pays qui était reconnu, il y a peu de temps encore, comme un modèle pour le respect de l'État de droit et des libertés individuelles’’.

FATOU SY  

 

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