Publié le 5 Mar 2012 - 10:40
FADA, MASSECK, ALIOU SOW, CHEIKH TIDIANE SY, IBA DER…

Mais où donc sont-ils passés ?

 

Que se cache-t-il derrière le silence des hommes du Maître ? Ni vus ni connus, ces gens passés maître dans l’art de défendre le président Wade brillent aujourd’hui par leur absence. C’est dans les problèmes que l’on reconnaît ses amis, dit-on. Abdoulaye Wade semble apprendre cet adage à ses dépens. Ou alors de deux choses l’une : soit ce silence s’explique par la préparation d’une stratégie béton, soit les alliés du Maître savent que ça sent le roussi et ne veulent plus aller au charbon. Quoi qu’il en soit, Abdoulaye Wade est entouré de fins stratèges capables de tirer leur épingle de n’importe quel jeu. Et personne ne soutiendra que le silence bavard des ministres Modou Diagne Fada, Cheikh Tidiane Sy, Ousmane Ngom, Aliou Sow, Awa Ndiaye, Mamadou Lamine Keita, Djibo Kâ, etc. suit le tempo normal des choses. Encore moins celui du président du Conseil économique et social, Ousmane Masseck Ndiaye, de Mbaye-Jacques Diop, du Pr Iba Der Thiam et consorts.

 

Les débats foisonnent dans les médias mais personne ne les voit, ils se sont emmurés dans un mutisme inhabituel, eux qui n’ont jamais raté une occasion de monter au créneau pour défendre la seule constante du parti. Abdoulaye Wade serait-il devenu une variable à l’image des autres membres de l’appareil libéral et de ses ouailles ? La question taraude les esprits et remet au goût du jour la sincérité de l'engagement des membres de l’entourage des présidents africains. Déjà les prémices de ce coup-bas ont été senties lors de la campagne électorale où l’on a vu un Abdoulaye Wade presque seul, arpentant les pistes sinueuses du pays et inhalant la poussière à longueur de journée avec son âge très avancé. Même le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, non moins directeur de campagne, n’a pas été de tous les voyages du président Wade. Aujourd’hui encore, devant un deuxième tour de plus en plus hypothétique pour le président sortant, ses proches semblent refuser de mouiller le maillot. C’est lâche non ? On comprend aisément que Viviane pleure. Mais bon, c’est aussi ça la politique version sénégalaise !

 

Amadou NDIAYE

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