Publié le 8 Jan 2014 - 15:58
GUEGUERRE SOCIALISTE A RUFISQUE

 Un bras de fer Tanor Dieng contre Pathé Ndiaye en vedette

 

A l’heure des renouvellements de ses instances, le parti socialiste est en train de voler en éclats dans la ville de Rufisque. Les camarades d’Ousmane Tanor Dieng sont plongés dans une division qui frise une guerre fratricide. L’instance la plus touchée est la 25e coordination. Certains y voient aussi la main du maire de la ville.

 

Le Parti socialiste à Rufisque serait-il dans l’œil du cyclone ? Une situation qui, selon certains responsables, doit être imputée à leur Premier secrétaire Ousmane Tanor Dieng et au secrétaire général départemental de l’union des coordinations, Mar Diouf. De l’avis du secrétaire général adjoint de la 25e coordination et trésorier général du département : «Ce qui se passe ici à Rufisque est une honte pour nous.

Nous accusons Ousmane Tanor Dieng et Mar Diouf d’en être les responsables. Si cela se passait à Mbour ou à Nguéniène, le problème aurait été résolu depuis longtemps.» Cette attitude des deux «responsables» cités vise, selon François Goudia Guèye, «à exclure Pathé Ndiaye du secrétariat général de la 25e coordination avec la rétention de nos cartes».

Lundi dernier, les responsables de la coordination de Rufisque se sont donnés en spectacle au cours d’une assemblée générale de renouvellement de la 6e section A. La rencontre s’est terminée en queue de poisson lorsque l’un des camps a voulu imposer Ngor Diouf. Ce que la tendance proche de Pathé Ndiaye, ancien directeur général du Port de Dakar (PAD), n’a pas accepté. Il s’en est suivi des bousculades et des insultes qui ont dispersé la foule et sonné du coup la fin de l'Ag.

«Le pouvoir aux militants»

Selon Moussa Diop, secrétaire général intérimaire de la coordination, les choses sont claires. «Vous venez de constater que ce sont les partisans de Pathé Ndiaye qui ont fait capoter la réunion alors qu’ils n’avaient même pas le droit d'y participer du fait qu'ils ne font pas partie de cette section», a-t-il indiqué. «Ils savaient bien que Pathé Ndiaye allait perdre la coordination si la rencontre était allée à son terme. En tant que secrétaire général par intérim, je déclare que Ngor Diouf est officiellement installé.»

Du côté des fidèles de Pathé Ndiaye, on tient un autre discours. «Il y a eu aujourd'hui une violation des dispositions de la lettre circulaire qui organise les renouvellements», accuse Kadialy Gassama, membre de la commission de pilotage de la 25e coordination et de la commission nationale de pilotage. «Le secrétaire général intérimaire a voulu installer son ami sans l’avis des militants par le biais d’un vote.

Or, ce sont les militants qui doivent choisir celui qui doit les diriger. Et c’est ce que la lettre circulaire indique.» Pour l'économiste, il faut emprunter une autre direction. «Nous allons prendre les choses en main au niveau de la 25e coordination pour organiser des renouvellements démocratiques parce que le Ps est un parti de masse où la base choisit elle-même ses propres dirigeants.»

La main du maire ?

Toutefois, d’autres responsables du Ps local soulignent que le problème au sein de leur parti est «beaucoup plus profond». Ils soupçonnent en effet l'existence d'un courant interne qui serait favorable au maire actuel de la ville, Badara Mamaya Sène, en perspective des élections locales de juin prochain. C’est l'avis de Kadialy Gassama pour qui «Moussa Diop est en train de vendre le parti à un adversaire du parti dans la ville de Rufisque. Il doit être mis hors d’état de nuire».

Des allégations balayées par l'accusé qui constate que Pathé Ndiaye et ses amis sont tombés dans la diversion. «Tout ce que nous faisons découle des directives du Secrétaire général du parti qui nous a bien dit de nous allier avec des partenaires avec qui nous pouvons gagner», indique-t-il.

PAPE MOUSSA GUÈYE (RUFISQUE)

 

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