Publié le 28 Oct 2024 - 23:04
MBOUR - MONITORING SUR L'ÉMIGRATION CLANDESTINE

La Commission nationale des Droits de l'homme à la recherche de solutions

 

La Commission nationale des Droits de l'homme du Sénégal était à Mbour pour une mission de monitoring sur les drames causés par l'émigration irrégulière. Amsatou Sow Sidibé a ainsi fait le tour de la capitale de la Petite Côte pour rencontrer des personnes-ressources en vue de trouver une solution à ce fléau.

 

Selon la présidente de la Commission nationale des Droits de l'homme du Sénégal, l’émigration irrégulière est un fléau qui a déjà causé beaucoup de drames. ‘’Il est question, pour la commission, de venir s'enquérir de la situation, de demander le maximum d'informations pour faire des recommandations. Nous avons rendu visite à la gendarmerie, aux autorités administratives telles que les délégués de quartiers de Thiocé et de Téfess. Nous avons l'intention de rencontrer le préfet ou son adjoint ainsi que les autorités religieuses et coutumières et les familles, sans compter les rescapés. C'est pour documenter ce qui s'est passé et voir comment aider l'État à résoudre ce problème de la migration clandestine qui est un fléau", a confié, hier, Amsatou Sow Sidibé, après avoir fait le tour de la capitale de la Petite Côte pour rencontrer des personnes-ressources en vue de trouver une solution face à ce fléau.

Elle a été reçue par les associations culturelles et sportives, de femmes,  de jeunes et les scouts. "Tout le monde dit qu'il faut que ça cesse. Tout le monde est prêt à mettre en œuvre toute sa volonté pour que ce fléau disparaisse. C'est inadmissible. Nous ne pouvons pas, avec la migration clandestine, revivre ce que nos grands-parents ont vécu au temps de l'esclavage. C'est l'impression que ça donne. Les jeunes à la force de l'âge disparaissent dans la mer, quittent le pays. Je croyais que c'était un temps très ancien et qu'on ne le revivrait plus. Malheureusement, on le revit. Et il y a des risques que cela ne prenne pas fin si des mesures hardies ne sont pas prises dans l'immédiat," constate avec amertume Mme Sidibé.

Elle invite à plus de sensibilisation, surtout dans un contexte où "le monde ne s'est pas fait en un jour".

"Il faut se battre, il faut de la patience. Il y a toutes sortes de voies et moyens qui peuvent nous permettre de nous en sortir dans notre pays. On dit que notre pays est pauvre, qu'il y a des difficultés. Mais le pays n'est pas pauvre ; nous avons la terre, nous avons le soleil, la mer, du gaz et du pétrole. Pourquoi ne pouvons-nous pas nous en sortir en travaillant ici ? Et en refusant le mimétisme : c'est-à-dire croire qu'ailleurs c'est meilleur qu'ici. Ce n'est pas meilleur ! Parce que quand ces jeunes partent, ce qu'ils refusent de faire ici, ils le font là-bas. Ils ne font que nettoyer les toilettes, aller cueillir des fruits 24h/24, sans aucun respect, sans la présence de la famille. Eh bien, s'ils comprenaient ce qu'ils risquent de vivre, ils resteraient ici pour exploiter les richesses que nous avons en commun," dit-elle.

Elle assure que l'État a un rôle fondamental à jouer en renforçant les capacités des jeunes et en leur offrant des projets ainsi que les moyens de prise en charge de ces projets.

IDRISSA AMINATA NIANG (Mbour)

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