Publié le 11 Jun 2012 - 16:34
SENEGAL-LEGISLATIVES

Les électeurs veulent voter pour des députés de rupture

 

Les électeurs sénégalais, pour l'essentiel, disent attendre de leurs futurs représentants à l'Assemblée nationale qu'ils incarnent une véritable rupture comparés aux députés de la précédente législature qui, toutes proportions gardées, renvoyaient très souvent à l'opinion l'image d'une "chambre d'enregistrement" assez éloignée des préoccupations de leurs mandants. Des citoyens interrogés par l'APS semblent espérer de leurs futurs mandataires à l'Assemblée nationale une rupture à la mesure au moins des annonces des nouvelles autorités qui ont promis une gouvernance responsable, sobre et axée sur les préoccupations des populations. "Il faut changer les anciens députés, ils n'ont rien prouvé et mettre de nouveaux. Il nous faut une nouvelle génération pour faire décoller le Sénégal qui est très en retard par rapport aux autres pays", fait valoir Mamadou Wane.

 

"Je conseille aux futurs députés de ne pas se contenter, une fois élus, d’applaudir et faire des éloges (au pouvoir) mais de travailler pour le pays, a ajouté M. Wane. Chacun de nous a son griot depuis sa naissance et l'Assemblée nationale n'est pas le lieu pour chanter les louanges de quelqu'un". Selon Abdou Guèye, le plus important, " c'est que l'Assemblée nationale ne continue pas à être une maison d'enregistrement comme avant. J'espère qu'il y aura un changement avec les nombreux partis qui se sont engagés (24 listes au total)". "Ce qui me fait mal, a-t-il repris, c'est qu'une fois élus, les députés ne viennent plus assister aux séances. Or, à la fin du mois, ils perçoivent leur salaire. Je propose qu'on les paye selon leur participation, leur présence aux séances. Il faut que l'Etat prenne ses responsabilités". "Les futurs députés ne doivent pas seulement défendre les idées de leur parti. Ils doivent aussi avoir en tête l'intérêt général", a soutenu Abdou Ndiaye selon qui les prochains élus doivent en même temps intégrer le fait que "les Sénégalais ont dépassé les disputes, la bagarre et toutes" autres choses de même nature.

(La suite sur...)

 

 

Section: 
APRÈS LE RECOURS DU PR AU CC : La révision constitutionnelle invalidée
Babacar Mbengue lance son mouvement
Pastef France
MAMADOU DIOUF - DIRECTEUR CAEL : « L’Acte 4 de la décentralisation est une réforme portée par les pôles territoires »
ACTE IV DE LA DÉCENTRALISATION : Les territoires appelés à devenir les nouveaux moteurs du développement
PARTI SOCIALISTE : Un patrimoine en péril
SAINT LOUIS: RENFORCEMENT DE LA NUTRITION DES ENFANTS : 75 groupements féminins engagés dans la lutte
RECONFIGURATION POLITIQUE : Le temps de la transhumance
Jeunes leaders
ACTE IV DE LA DÉCENTRALISATION - COMMUNES RURALES : Cheikh Ibra Ndiaye plaide pour un investissement massif
RÉFORME DE L’ACTE IV DE LA DÉCENTRALISATION : Un énième acte de la stratégie de massification “diomayenne”
ACTE IV DE LA DÉCENTRALISATION : L’APR fixe ses lignes rouges
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : Le PIT appelle à une mobilisation pour « sauver la République »
RÉFORME TERRITORIALE AU SÉNÉGAL : Diomaye Faye pose les bases de l’Acte IV et rassure les élus locaux
APRÈS L'IRRUPTION DES GENDARMES DANS L'HÉMICYCLE L'opposition parlementaire exige que "toute la lumière soit faite"
DISSOLUTION ASSEMBLÉE NATIONALE : Une décision à hauts risques
RÉFORME DES INSTITUTIONS : Diomaye privilégie le consensus
Marie Rose Faye dirige le cabinet de Sonko
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : Le PDS appelle à voter « non » …
IRRECEVABILITÉ DE LA PROPOSITION : Les avertissements de Me Moussa Sarr