Publié le 2 Mar 2013 - 07:24
HOMOLOGATION DU PRIX DE LA FARINE

 Aux Grands Moulins, ''on est obligé de respecter''

En audience de prise de contact hier avec les meuniers, le nouveau ministre du Commerce Alioune Sarr doit faire face à l'épineuse question du prix de la farine.

 

Le nouveau ministre de l'Industrie et du Commerce a commencé à tâter le pouls de son secteur de gestion en recevant hier, dans ses locaux, les meuniers. Alioune Sarr hérite de son successeur El Hadj Malick Gakou de l'épineuse question du prix de la farine objet d'un bras de fer entre meuniers et boulangers. Ces derniers ont jusque-là pris le dessus en faisant ramener le sac de 50 kg à 20 000 au lieu des 20 600 F Cfa décidé début janvier par les premiers. C'est que le gouvernement a tranché ainsi, et même pris la mesure d'homologuer ce prix, en dépit des complaintes des minotiers qui arguent de cours mondiaux du blé en hausse.

 

A leur sortie d'entrevue, les meuniers, avec à leur tête le directeur général des Grands Moulins de Dakar Émile El Malem, et le directeur général adjoint de NMA Claude Demba Diop, n'ont pas voulu se prononcer sur le fond de cette rencontre. ''C’est juste une prise de contact. Comme il a été nommé récemment ministre du Commerce, nous sommes venus le féliciter. On n'a absolument pas parlé des problèmes du secteur, l’objectif de cette rencontre était de se voir et de se connaître'', évacuera d’entrée Émile El Malem. ''Aujourd’hui, on n’a même pas parlé des questions de la farine mais peut-être que dans peu de temps, l’État va ouvrir des discussions sur les problèmes du secteur'', a ponctué Claude Demba Diop.

 

Mais, sur une demande pressante des journalistes, le Dg des Grands Moulins de Dakar a confié quelques états d'âme des meuniers : ''Il y a une homologation qui a été faite par l’État et on exécute ce que l’État nous a imposé. Ça ne nous arrange pas, mais on est obligé de le respecter.'' Et d'ajouter : ''Nous allons discuter pour trouver des solutions à cela. Nous étions sensibles et patriotes à l’encontre des problèmes de l’État''.

 

Auparavant, le ministre de tutelle a reçu le Mouvement des entreprises du Sénégal (MDES). D'après son président, Mbagnick Diop, les deux parties ont échangé sur ''des questions majeures de l’heure et, dans le futur, feront des concertations pour régler les problèmes des acteurs du secteur privé''. M. Diop a ajouté avoir fait cas des problèmes que rencontrent les petites et moyennes entreprises : ''Le problème fondamental des PME, c’est le financement. Les banques ne prêtent pas aux PME, mais elles exigent des garanties exorbitantes.''

 

ALIOU NGAMBY NDIAYE

 

 

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