Publié le 25 Nov 2013 - 15:26
MOUVANCE PRÉSIDENTIELLE

 Le PIT s'attache à BBY et justifie l'existence de ASP

 

Alors que plusieurs signaux semblent annoncer sinon la disparition, du moins la mutation sémantique de Benno Bokk Yaakaar, le Parti de l'indépendance et du travail se montre résolument opposé à cette perspective. A travers une note publiée hier, le Pit indique que «défaire les liens de la coalition au pouvoir pour mettre sur pied un succédané de la Cap 21 (NDLR : la coalition hétéroclite aujourd'hui disparue qui soutenait l'ancien régime Wade) avec une constellation de partis dont chacun traiterait avec le président de la République n'est pas la voie». De même ne serait pas la voie une «désarticulation de Benno Bokk Yaakaar (qui) libérerait des espaces permettant de faire carrière», ce qui reviendrait «de manière ruineuse, à ne penser qu'à soi au lieu de mettre l'intérêt national au devant.»

Aujourd'hui, c'est d'une «consolidation» dont a besoin la coalition qui a soutenu Macky Sall dans la conquête du pouvoir. «Créer en son sein des espaces de rencontres, de débats et de décisions, l'ouvrir à tous les sénégalais désireux de faire corps pour, entre autres, relever les défis de l'éducation, d'une agriculture performante, d'une industrie à revigorer, de cette très grosse demande d'emplois dont la non satisfaction est lourde de danger...» C'est la voie souhaitée par le Pit pour que Benno ne disparaisse pas. «Ne voir en BBY qu'une coalition dont la mission fut de mettre fin aux prétentions présidentielles d'Abdoulaye Wade relève d'une immaturité politique affligeante», insiste le document reçu par EnQuête. En attendant, la balle est renvoyée aux instances et militants du parti.

Accusé par Mansour Sy Jamil d'avoir perdu la...voix à propos des «milices» de Macky Sall et de l'Alliance pour la République, le Pit dit «soutenir le gouvernement dans la recherche de solutions originales pour faire face (…) à la demande d'emploi des jeunes». A ce propos, il indique que «l'Agence nationale d'assistance à la sécurité de proximité ne doit et ne peut être mise en concurrence ni avec la police ni avec la gendarmerie». Parlant toujours d'innovation, le Parti de l'indépendance et du travail affirme : «Comme dans bien des pays du monde, il faut des démarches innovantes pour que les populations, dans les quartiers et au plus près, renforcent la qualité du vivre en commun par la mise à contribution de chacun.»

M. DIENG

 

Section: 
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE-AMANDEMENTS DE LA MAJORITÉ PARLEMENTAIRE : Le gouvernement pour une concertation avec les acteurs politiques et de la société civile
RENVOI CODES DU TRAVAIL, CONDITIONS POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : L’Assemblée déclenche la guerre
RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Pastef dans un engrenage
THIES - REFORMES INSTITUTIONNELLES L’APR dénonce une « dérive »
POLITIQUE : Juan Branco, l’allié encombrant du Pastef
RECONFIGURATION POLITIQUE : Une drôle d'opposition
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe
POUVOIRS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Entre fantasmes et réalité
TENSIONS EXPLOSIVES AU PARTI SOCIALISTES : Une motion de confiance sur fond de violents affrontements
CRISE AU PARTI SOCIALISTE Des lendemains incertains dans la maison de Senghor
NOMINATION DE SUPERVISEURS ADJOINTS : Diomaye Faye muscle son appareil politique
POLITIQUE : Suspicions généralisées au sommet de l’État
L'AFFAIRE ASER OCCUPE LE DEVANT DE LA SCÈNE Du livre de Bachir Fofana à la conférence de Thierno Alassane Sall
ASSEMBLEE GÉNÉRALE PS DEMAIN : L’Union régionale de Dakar dénonce des appels à la violence
Alain Diouf remplace Aminou Lo…
Pastef-Les Patriotes
RÉINTÉGRATION D’OUSMANE SONKO : La compétence du Conseil constitutionnel à l’épreuve
DAKAR ARENA : Ousmane Sonko scelle sa rupture avec Diomaye Faye