Publié le 5 Apr 2015 - 04:54
PROCES DU PUTSCH MANQUE DU 30 DECEMBRE EN GAMBIE

Amnesty international denonce les peines de mort

 

L’organisation de défense des droits de l’Homme, Amnesty international qui milite en faveur de l’abolition de la peine de mort, dénonce la décision prise par Yaya Jammeh d’exécuter des soldats condamnés à mort, à l’issue d’un procès qui s’est tenu en catimini.

 

Ce lundi 30 mars, à l’issue d’un procès qui s’est tenu dans le plus grand secret,  des peines de mort ont été prononcées à l’encontre de trois soldats gambiens. Ils sont impliqués dans le putsch manqué du 30 décembre dernier. Dans un communiqué parvenu à EnQuête, Amnesty international dénonce ces peines de mort. Trois autres accusés ont été condamnés à la réclusion à perpétuité à l’issue de ce procès. Pour l’organisation de défense des droits de l’Homme, il est impérieux de poser des actes tendant à restaurer ces détenus dans leurs droits. Il faudra dès lors, que ‘’les condamnations à mort soient commuées en peines d’emprisonnement, en attendant l’ouverture d'un nouveau procès respectant les normes internationales d'équité en la matière sans que la peine de mort ne puisse être requise’’. 

En fait, pour les droits-de-l’hommistes, ces ‘’condamnations à la peine capitale prononcées contre des soldats accusés d’avoir participé à la tentative de coup d’État de décembre dernier en Gambie sont une atteinte cruelle au droit à la vie et au droit à un procès équitable’’. Une situation qui met à nu les graves déficiences du système gambien de justice et remet aussi en cause l’équité de ce procès, selon Stephen Cockburn, directeur adjoint du programme Afrique centrale et Afrique de l’ouest d’Amnesty International. Pour Amnesty international, il faut freiner la Gambie qui surfe dans le particularisme dans la sous-région. ‘’La peine de mort est une violation du droit à la vie et le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit. De nombreux pays d’Afrique de l’ouest abandonnent la peine de mort et il est décevant que la Gambie ne suive pas cette tendance. »

S’il y a lieu de réagir, c’est parce que, selon Amnesty, la Gambie s’est inscrite dans l’optique de bafouer les droits humains.  Et souligne l’Ong internationale, ‘’les condamnations à mort prononcées lundi 30 mars sont les dernières d’une série de mesures régressives adoptées par les autorités gambiennes en relation avec les droits humains’’. Autre grief soulevé, cette propension du président gambien à violer ses engagements. Amnesty l’explique en ces termes : ‘’En septembre 2012, le président Yayha Jammeh avait annoncé l’instauration d’un moratoire «conditionnel» sur les exécutions, qui serait « automatiquement levé » si le taux de criminalité augmentait. En mars 2015, à l’occasion d’une évaluation menée par le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, la Gambie a rejeté des recommandations l’invitant à mettre en place un moratoire sur les exécutions et à abolir la peine de mort’’.

Par ailleurs, Amnesty révèle qu’‘’il est possible que les soldats aient été déclarés coupables de trahison, de conspiration, de mutinerie et d’aide à l’ennemi. Les dernières exécutions en Gambie remontent à 2012, lorsque neuf prisonniers (huit hommes et une femme) ont été fusillés par un peloton d’exécution’’. Plusieurs exemples sont cités pour dénoncer une situation inquiétante. ‘’En janvier, au moins 30 proches de personnes accusées d’avoir pris part à la tentative de coup d’État ont été incarcérées sans inculpation, et privées de la possibilité de s’entretenir avec des avocats et avec leur famille. Beaucoup ont été remis en liberté depuis lors, mais un certain nombre sont toujours détenus au secret trois mois plus tard. En novembre 2014, des représentants des Nations unies enquêtant sur des allégations de torture ont été empêchés de se rendre dans la principale prison du pays.’’

Matel BOCOUM

 

Section: 
Tentative de viol, attouchements et actes de pédophilie
APRÈS LA NOMINATION DE PAUL JOSEPH NDIAYE À L'ACTION SOCIALE Le Sutsas dénonce un « recul »
CLASSEMENT RESEARCH.COM 2026 : Dr Cheikh Mbow et Pr Souleymane Mboup distingués parmi les meilleurs chercheurs sénégalais
VIH/SIDA : Le Sénégal vote contre la Déclaration adoptée par l’Assemblée des Nations Unies
UNE ENQUÊTE AUX MULTIPLES REBONDISSEMENTS : De l’extorsion de fonds à une enquête pour actes contre nature
CONTRÔLE DES VÉHICULES LOURDS : Près d’un camion sur deux roule en surcharge
DRAINAGE DES EAUX, CURAGE DES CANIVEAUX AVANT L’HIVERNAGE Le niveau d’exécution des travaux estimé à 70 %
TOURNÉE AUPRÈS DES AUTORITÉS RELIGIEUSES : Le ministre de l'Intérieur reçu par le Khalife général des mourides
Ex-travailleurs des bases françaises
PRÉSIDENCE - MEÏSSA DIAKHATÉ NOMMÉ DIRECTEUR DE CABINET ADJOINT : Un agrégé de droit au service des réformes
Accident de la circulation à Notto Gouye Diama
Tricherie au baccalauréat
20 ANS D’EXCELLENCE A L’UNIVERSITE AMADOU HAMPATE BA Le défi de la qualité et de l’insertion professionnelle au cœur des débats
SAINT-LOUIS : OPÉRATIONS PRÉ-HIVERNAGE L’ONAS veut sécuriser les zones sensibles
BAC 2026 À THIÈS : Plus de 31 000 candidats composent dans un climat jugé satisfaisant
BDF À LA SORTIE DE LA PROMOTION 2024-2026 DU CFJ La loi au-dessus des rangs
La Cosydep sur les résultats du CFEE
Organisation mondiale des douanes
AFFAIRE PAPE MALICK NDOUR : Le parquet fait obstacle
Le ministre de l'intérieur chez l'archevêque de Dakar