Publié le 15 Sep 2012 - 11:38
DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE

Les deux erreurs de Niasse

 

Le président de l'Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a commis deux erreurs, lundi dernier, lors de la Déclaration de politique générale du Premier ministre Abdoul Mbaye.

 

1°) En prenant la parole pendant 15 à 20 minutes pour donner son opinion personnelle sur les inondations, la Casamance, l’éthique et sur bien d’autres sujets, alors que le débat était terminé (la liste des orateurs inscrits étant épuisée), le président de l’Assemblée nationale n’a pas respecté l’Article 69 du Règlement intérieur qui dispose que ''le Président ne peut prendre la parole dans un débat que pour présenter l’état de la question et y ramener. S’il veut prendre part au débat, il quitte son fauteuil et ne peut le reprendre qu’après l’épuisement de l’affaire concernée, sanctionnée par une décision de l’Assemblée nationale''.

 

En retenant les députés pendant 15 à 20 minutes pour entendre le texte qu’il avait préparé, il a violé les traditions républicaines. A quoi son discours pouvait-il servir après le débat qui venait d’être clôturé, si ce n’est à se mettre en vedette ? Dans ce processus, pourquoi a-t-il volontairement fait l’impasse sur la Gambie ? Veut-il se ménager Jammeh ? Pourquoi ?

 

2°) Un de mes amis professeur d’histoire et géographie dans un lycée, m’a signalé qu’en prétendant que la Charte du Mandé, adoptée en 1236, était antérieure à la Magna Carta, il a commis une faute historique. La Magna Carta a été promulguée le 15 juin 1215, soit 21 ans avant la Charte du Mandé.

Qu’est-ce que le président de l’Assemblée nationale voulait prouver en abordant un sujet qu’il ne maîtrise pas ? Cherche-t-il à se faire passer pour un érudit ou comme le mentor dans Benno Bokk Yaakaar ? A quelles fins ?

 

Un CITOYEN SÉNÉGALAIS

 

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