Publié le 24 Apr 2023 - 17:39
ARRESTATION ET EXIL

Karim Wade pardonne à ses ‘’comploteurs’’

 

À l'occasion de la fête de la Korité, les personnalités politiques ont multiplié les messages. Karim Meissa Wade n’a pas dérogé à sa traditionnelle lettre. Il s’est appesanti sur les épreuves qu’on lui a faire vivre avant son exil.

 

Cette année, le ramadan a coïncidé avec le carême. "Ces deux événements constituent une invitation à faire de nous, quelles que soient nos convictions politiques ou religieuses, les témoins et les acteurs de tout ce que les Sénégalais espèrent pour notre cher pays : une réconciliation après l’élection présidentielle de 2024 et un engagement déterminé pour faire de la terre de nos ancêtres un pays fraternel, moderne et développé qui rompt avec les inégalités et l’injustice", écrit le candidat du Parti démocratique sénégalais à la prochaine Présidentielle.

Il invite au pardon et à la réconciliation, après avoir lui-même pardonné : "Bien qu’ayant été l’homme politique le plus calomnié dans l’histoire du Sénégal, injustement emprisonné et contraint à l’exil loin de mon pays, des miens, des personnes qui me sont chères et de ma famille politique, je n’ai aucun ressentiment à l’égard de qui que ce soit. Grâce à Allah et à l’éducation de mes parents, j’ai trouvé la force de pardonner à tous ceux qui m’ont fait du mal", assure-t-il.

Karim Meissa Wade déclare regarder vers l’avenir avec l’espoir que "tous ceux qui ont pris part à cette vaste campagne de diabolisation et à ce complot politique" contre lui prennent conscience des conséquences particulièrement injustes de ce qu’ils ont entrepris. 

S’agissant des tensions politiques, il déclare : "Je sais que beaucoup d’entre vous sont épuisés par les divisions politiques et sociales, les insultes, les calomnies et les délations qui rythment notre vie politique."

A ses yeux, cette situation ne peut qu'être néfaste pour le Sénégal. C’est pourquoi il en appelle à un retour à la normale. "Les divisions font régresser le Sénégal au moment où un nouveau monde se construit dans lequel l’Afrique devra se battre pour ne pas être marginalisée. Pour l’intérêt supérieur du Sénégal, nous devons réapprendre à exprimer nos différences, comme nous le faisions dans le respect et la tolérance".

Ainsi, le libéral dit mesurer "le poids des contraintes qu’imposent le contexte sociopolitique et la crise économique", mais il prie pour que le Sénégal puisse trouver "sa voie, celle de la sérénité, de la stabilité, de la paix et du respect de l’État de droit", comme il a toujours su le faire quand il a été confronté à des "moments difficiles".

In fine, Karim dit avoir foi en un Sénégal plus fort dans l'union. "Si nous sommes unis et déterminés, rien ne pourra nous empêcher de dépasser nos limites pour accomplir notre destin et conduire le Sénégal sur le chemin de l’avenir auquel il doit prétendre".

MAMADOU DIOP

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