Publié le 15 Nov 2018 - 00:31
AFFAIRE MEURTRE MEDINATOUL SALAM

L’Ums ne comprend pas le retard dans la procédure

 

Le président de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums), Souleymane Téliko, appelle les autorités judiciaires à diligenter le cas des seize disciples ‘‘thiantacoune’’, en attente de jugement depuis 6 ans.

 

‘‘Je ne sais pas pourquoi l’affaire n’a pas été jugée. Tout ce que je peux dire, c’est que les procédures judiciaires doivent être traitées avec sévérité et impartialité. L’Ums est le pour le principe qui garantit un procès juste et équitable’’. C’est en ces termes que le président de l’Union des magistrats sénégalais (Ums), Souleymane Téliko, a commenté le regain d’activité sur les suites judiciaires du meurtre de Médinatoul Salam perpétré en avril 2012.  Seize disciples du guide des ‘’thiantacoune’’, impliqués dans ce double meurtre, sont en détention à la Maison d’arrêt et de correction de Thiès et attendent leur jugement, alors que l’instruction est bouclée depuis 2013.

Après ‘‘l’élargissement’’ de Cheikh Béthio Thioune pour raisons médicales et une mise en veilleuse de la procédure qui est entrée dans sa sixième année, les détenus à la prison de Thiès montent les enchères, avec une tentative de suicide et l’annonce d’un suicide collectif. Les organisations de défense de Droits de l’homme dénoncent la lenteur et appellent à la tenue de leur procès.

 Souleymane Téliko estime que, ‘‘justement, ce retard de 6 ans ne se justifie pas. Il faudrait que les autorités prennent les mesures idoines pour que cette affaire soit jugée dans les meilleurs délais. C’est le droit de chaque personne d’être jugée dans un délai raisonnable’’, déclare-t-il. Dans la lignée de ses revendications depuis son élection à l’Ums, le magistrat est d’avis que les raisons à ce retard peuvent être nombreuses. Il coupe la poire en deux, entre ‘‘des questions de procédures’’ et ‘‘des questions de moyens’’.

Pour la logistique justement, il rappelle que son existence est primordiale pour remplir toute condition de performance. ‘‘La dernière fois, j’évoquais ce problème de moyens qu’il y a dans certaines juridictions. Le tribunal de grande instance de Pikine n’a pas suffisamment de salles d’audiences, que deux ! Il n’y a pas assez de magistrats et ceux qui sont là-bas n’ont même pas de bureau. Donc, tout ceci peut avoir un impact sur le rythme de performance des dossiers. J’insiste pour qu’on renforce les équipements dans les grandes juridictions’’, a-t-il avancé.

Le président de l’Ums, connu pour mettre la chancellerie en face de ses responsabilités, estime toutefois que ce cas est une affaire parmi tant d’autres et ne saurait bénéficier d’un particularisme ou de favoritisme d’aucune sorte :  ‘‘L’Ums n’est pas là pour pousser par rapport à un dossier. Notre posture est celle d’un respect des principes de manière générale. Nous ne traitons pas de dossier en particulier. Ce que nous pouvons faire, c’est de rappeler les principes qui garantissent un procès juste et équitable.’’ 

 Les disciples de Cheikh Béthio Thioune, impliqués dans le meurtre de Babacar Sow et Ababacar Diagne, sont poursuivis pour homicide avec acte de barbarie, non dénonciation de crime, association de malfaiteurs, détention d’armes à feu sans autorisation administrative et infraction aux lois sur l’inhumation.

OUSMANE LAYE DIOP

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