Publié le 23 Nov 2013 - 09:06
COULISSE

Benno, son siège...

 

Une décision qui avait été prise de longue date, c’est celle qui vient d’être concrétisée par Macky Sall et ses alliés. Beenoo Bokk Yaakaar (BBY) vient en effet de se doter d’un siège non loin du Jet d’eau de la Sicap. La location d’un siège qui se justifie par le fait que ce regroupement de partis politiques ne peut plus continuer à tenir ses réunions au palais présidentiel, endroit dédié aux activités officielles, républicaines et non aux rassemblements politiques. Un acte qui peut être jugé comme important et fort de sens, surtout au moment où l’on prédit l’éclatement de cette coalition qui a porté Macky Sall au pouvoir.

Et ses intrigues

Toujours pour rester à Benno et sa marche actuelle, notons tout de même que les récentes sorties de Seydou Guèye ne sont pas pour arranger les choses puisqu’elles semblent aller dans le sens de la mise en place d’une instance qui dépasse le seul cadre de BBY. En effet lors de récentes sorties médiatiques, il a fait savoir qu’une coalition ''beaucoup plus large que BBY devrait être construite''. 

Les récentes attaques dirigées contre Serigne Mbaye Thiam du Parti socialiste (PS) par le responsable des enseignants de l’Alliance pour la République (APR) et Ahmet Suzane Camara, sont une autre manifestation de cette hostilité grandissante entre alliés, au sein de cette coalition.

En dehors de ces faits à ne pas négliger, dans les rangs de l’Apr comme en dehors, des opinions semblent de plus en plus aller dans le sens de s’interroger sur l’utilité d’une telle coalition qui affiche une fin de mission, suite à l’arrivée de Macky Sall au pouvoir qui devrait désormais gouverner seul et être comptable de son bilan ; d’autres arguments plaident pour un éclatement  de cette coalition, certains alliés étant juste considérés comme des ''jouisseurs''.

Pour rappel, après Idrissa Seck, Jacques Diouf, Ibrahima Fall, Youssou Ndour de ''Feekee Ma ci Boolé'' a récemment claqué la porte de BBY, même s’il avoue toujours faire partie de la majorité présidentielle. Des départs qui semblent en tout cas sonner l’éclatement de la coalition. Affaire à suivre.

 

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