Publié le 3 Sep 2015 - 20:52
EDUCATION A KAOLACK

Des résultats d’examens non encore satisfaisants

 

Le comité régional de développement tenu hier à Kaolack a été un moment d’échanges, de présentation des résultats d’examens de l’année scolaire et de formulation de recommandations. Selon le rapport introductif de l’inspecteur d’académie, les résultats restent encore insuffisants.

 

La tenue du comité régional de développement à Kaolack a été une occasion de présenter les forces et faiblesses de l’année scolaire passée, afin de mieux fixer des objectifs pour celle à venir. A cet effet, un rapport introductif a été présenté à l’intention des différents acteurs régionaux et des agents du ministère de tutelle. Il renseigne que le taux de réussite au baccalauréat général en 2015 est de 36,8% à Kaolack contre 31,7% au niveau national. ‘’Malgré le léger bond de 1,65% réalisé entre 2014 et 2015, les résultats restent encore insuffisants au niveau de l’enseignement secondaire général’’, souligne l’inspecteur d’académie, Alioune Ndiaye. Par ailleurs, l’académie a enregistré ses premiers bacheliers franco-arabes avec un taux de 47,62%. Quant au baccalauréat purement arabe, il a enregistré un taux de réussite de 27,61%. ‘’Le modèle arabe semble être une bonne option, vu les premiers résultats de 2015. Il est donc à encourager’’, se réjouit, M. Ndiaye.

S’agissant du BFEM, il est passé de 42,40% en 2014 à 40,10% en 2015. Soit une baisse d’un peu plus de 2 points. Une moyenne certes pas satisfaisante, mais proche de celle nationale qui est de 42,20% en 2015. Il y a toutefois des disparités entre IEF (Inspections de l’éducation et de la formation) qui sont observées. Celle de Kaolack a enregistré les meilleures performances avec 46.06. Le plus faible score est observé à l’IEF de Guinguinéo avec 31.7 points.

Malgré, les efforts consentis par l’Etat pour renforcer la qualité des enseignements/apprentissages,  fait remarquer l’inspecteur d’académie,  ces résultats restent encore insuffisants. Ces efforts sont, entre autres, le Projet Zéro Redoublement, la formation des chefs d’établissement, la formation à distance des enseignants, la mise en place du Dispositif régional d’amélioration des performances scolaires (DRAPS). Leur inefficacité s’explique, entre autres facteurs, par le non-respect du quantum horaire (démarrage tardif des cours, fêtes nombreuses, grèves etc.), l’insuffisance de supports pédagogiques, les difficultés en évaluation, le faible taux d’encadrement, la logistique insuffisante.

A propos du CFEE, il est noté un taux de réussite de 36.41 pour la région contre 37.97 au niveau national. Suite à l’année de référence de 2012, indique l’IA, les résultats au CFEE ont connu une baisse considérable de 28.19. Cela à son avis peut s’expliquer par l’évaluation à l’Apprentissage par les compétences (APC). Cependant, en 2013 et 2014, il a été noté une évolution de 6.75, puis de 4.04 entre 2014 et 2015, soit un bond de 10.79 en 3 ans. ‘’Ceci résulte de la synergie d’actions des partenaires, des projets de renforcement de la qualité des enseignements/apprentissages’’, s’est félicité l’Inspecteur d’Académie Alioune Ndiaye.

Atouts et contraintes

 La position géographique de cette région fait partie de ses atouts, de par ses ressources et potentialités. Avec un réseau dense de structures d’enseignement privé (lycées, collèges et écoles de formation professionnelle). Parmi les contraintes, il y a le nombre élevé d’écoles et d’établissements sous abris provisoires. ‘’Sur les 5 586 salles de classe de l’élémentaire, 349 sont sous abris provisoires ; pour le moyen secondaire général sur les 1 632 salles de classes, 293 sont sous abris provisoires’’, renseigne l’IA. Il s’y ajoute l’état de délabrement de certaines structures (lycées Valdiodio, Ibrahima Diouf, le BST Joseph Turpin, le CEM Djim Momar Guèye). Le nombre important de classes spéciales : le cumul de classes double flux, classes multigrades donne 1 544, soit 34,59%.  Le manque de logistiques ; le ratio inspecteur-enseignant dans l’élémentaire (1/181 au lieu de 1/50) ; l’insuffisance de professeurs dans certaines disciplines : Français, Mathématiques, Philosophie, Espagnol et EPS, sont aussi à déplorer.

L’inspecteur d’académie Alioune Ndiaye note que des efforts restent à faire pour mettre en place un modèle d’école de qualité. Cependant, dit-il, une bonne mise en œuvre des contrats de performance, des différents programmes et projets, serait une réponse aux difficultés et contraintes.

AIDA DIENE

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