Publié le 26 Mar 2021 - 22:55
IMPACT DE LA COVID-19 SUR LES MPME SENEGALAISES

Une baisse drastique des chiffres d’affaires

 

Les micro-, petites et moyennes entreprises (MPME) ont fortement subi les effets négatifs de la Covid-19, selon une étude de MicroSave Consulting (MSC) réalisée au Sénégal. L’étude fait plusieurs recommandations dont l’utilisation des services financiers mobiles.

 

La pandémie de la Covid-19 et les mesures sanitaires restrictives ont eu un impact négatif sur les micro-, petites et moyennes entreprises (MPME) qui sont l’épine dorsale de l’économie sénégalaise. Ces MPME contribuent à hauteur d’environ 40 % du produit intérieur brut (PIB) et emploient généralement moins de 250 personnes. Mais leurs chiffres d'affaires ont beaucoup chuté. 

‘’Alors que le taux de croissance devrait être en net recul, s’établissant à 1,1 % en 2020, notamment en raison de la crise sanitaire, 9 travailleurs sur 10 sont dans le secteur informel et 97 % des entreprises sont informelles’’, a déclaré MicroSave Consulting (MSC) qui a fait l’état des lieux. En partenariat avec la Mastercard Foundation, cette société internationale de conseil en inclusion financière, économique et sociale a rendu publics, hier, les résultats de son étude sur les répercussions de la Covid-19 sur les MPME au Sénégal.

L’Etat du Sénégal a réagi ‘’rapidement’’ à la pandémie de la Covid-19 pour mettre en œuvre des mesures visant à réduire les conséquences négatives de la pandémie. Cependant, MSC note que les MPME ont besoin d’un soutien ciblé pour renforcer la résilience, se formaliser et contribuer à l’économie locale.

En effet, si certaines mesures ont contribué à répondre à leurs ‘’besoins immédiats’’, d’autres, telles que l’interdiction des licenciements et les restrictions du transport, ‘’ont affecté les ventes et aggravé les problèmes de trésorerie’’.

L’étude relève que le statut informel de la majeure partie des MPME a rendu difficile leur accompagnement par l’Etat pour combler leurs besoins de liquidité à court terme. Cela dit, la réaction des MPME à la pandémie varie selon les cas. Selon MSC, des entreprises ont tout de même développé des stratégies d’adaptation, lesquelles, ajoutées aux mesures de soutien du gouvernement sénégalais, tentent de renforcer leur résilience. Parmi les stratégies d’adaptation courantes, elles ont eu recours à la réduction des stocks et à la diversification des canaux de vente. Cependant, seule une poignée d’entre elles ont utilisé les canaux numériques ou créé de nouveaux partenariats. ‘’Environ 10 % des entrepreneurs interrogés ont commencé à ventre de nouveaux produits pour faire face à la crise’’, démontre MCS.

Activités en stand-by

Ainsi, la plupart des microentreprises ont mis leur activité en stand-by pendant la pandémie, dit-on. En outre, l’étude révèle que les entreprises appartenant à des femmes ont connu une plus forte baisse de fréquentation, probablement en raison de la nature de leurs activités.

En effet, 74 % des femmes entrepreneures ont déclaré une baisse de leurs revenus, contre 63 %.  

Le cabinet de conseil en inclusion financière, économique et sociale a émis quelques recommandations clés. Parmi ces conseils, il y a l’utilisation des Tic.  L’accélération de la culture numérique peut, en effet, contribuer à une plus grande productivité des MPME et à la création de nouveaux emplois. ‘’Permettre aux MPME d’utiliser les outils et les canaux numériques (des sites de médias sociaux aux places de marché du commerce électronique) peut aider les entreprises à améliorer leurs opérations commerciales actuelles, en termes de productivité et de génération de revenus’’, indique le cabinet. Selon qui, la pandémie a mis en évidence la nécessité d’améliorer la continuité des activités pour faire face aux crises futures par des mesures à court terme et des investissements à long terme.

 De plus, d’après des études de la Banque de France, l’adoption des services financiers mobiles peut réduire la taille du secteur informel jusqu’à 4,3 points de pourcentage du produit intérieur brut (PIB).

BABACAR SY SEYE

Section: 
NON-SATISFACTION DE LEURS REVENDICATIONS “LÉGITIMES” : Le Sames va paralyser le système les 8 et 9 septembre prochain
Le gel des importations d’oignons levé
LANCEMENT DE JIGIYASO : Une plateforme pour mieux accompagner les enfants à besoins spécifiques
MOODY’S CAA2 : Le coût économique de la dégradation
RAPPORT UMOA 2025 - AVEC UN RÉSULTAT NET DE 1 252,1 MILLIARDS : Le secteur bancaire est resté rentable
JOJ DAKAR 2026 : Les travaux du terrain du Terminus 54 à l’arrêt
MANSOUR SOW, DG DE CACO, INGÉNIEUR EN GÉNIE CIVIL “Depuis deux ans, nous n’exécutons aucun marché de la CDC, qui fournissait, avec l’AGEROUTE, 91 % de notre chiffre d’affaires”
COP17 EN MONGOLIE : Les engagements du ministre Dr Aliou G. Diouf
SÉNÉGAL 2050 - ÉTAT – SECTEUR PRIVÉ : Une alliance scellée autour de 1 195 Milliards FCFA d'investissements
ÉVOLUTION DES PRIX DU COMMERCE EXTÉRIEUR EN JUIN 2026 Entre augmentation des produits importés et stabilité de ceux exportés
SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE : Agriterra veut changer d’échelle avec les coopératives agricoles
DOCTRINE DE PILOTAGE DE “SENEGAL 2050” : Le Ministère de la Fonction Publique veut s’aligner
COOPÉRATION TRANSFRONTALIÈRE EN MATIÈRE D'EAU : Le plaidoyer du ministre Cheikh T. Dieye
Indicateurs économiques de L’ANSD
CARBURANTS : Le Sénégal relève les prix du super et du gasoil
PRÉPARATION LFI 2027 : Un budget sous contrainte
SITUATION DANS LES CHAMPS DANS LA ZONE CENTRE : Les signaux passent au vert
RÉFORME DU CODE DES DOUANES : Le futur texte passe de 429 à 610 articles
Prix à la consommation
RAPPORT ITIE DU PREMIER SEMESTRE 2025 - MINES, PÉTROLE ET GAZ 293,2 milliards de francs CFA de recettes publiques