Publié le 30 Sep 2024 - 19:21
LÉGISLATIVES 2024

Le Général Tine évoque des raisons “d'ordre technique”

 

Ce weekend, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a reçu les acteurs politiques et de la société civile afin d'évoquer certains points concernant l'échéance du 17 novembre prochain.

 

Le ministre de l'Intérieur a fait volte-face, ou presque, hier. En effet, malgré sa volonté initiale de prolonger le délai de dépôt des listes, Jean-Baptiste Tine s’est ravisé. Hier dimanche, 24 heures après les discussions avec les acteurs politiques, l'ancien patron de la gendarmerie nationale a annoncé, à travers un communiqué, que la requête formulée par l'opposition était irrecevable et ne pouvait être satisfaite.

“Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique informe les partis politiques légalement constitués, les coalitions de partis politiques légalement constitués et les entités regroupant des personnes indépendantes que la période de dépôt des listes de candidatures aux élections législatives anticipées du 17 novembre 2024 ne pourra pas être prolongée, comme souhaité par la plupart des acteurs présents à la rencontre tenue ce 28 septembre 2024”, lit-on dans le communiqué du MISP.

Ainsi, précise la missive, “cette période reste fixée du samedi 28 au dimanche 29 septembre 2024 à minuit, conformément au décret n°2024-1981 du 13 septembre 2024 portant convocation du corps électoral en vue des élections législatives anticipées du 17 novembre 2024”.

Cependant, en dépit de cette décision qui ne plaira pas à l'opposition, il est nécessaire de rappeler que M. Tine avait annoncé un “consensus” le samedi et que tout allait être mis en œuvre pour accéder à cette requête. Le ministre de l'Intérieur avait également tenu à préciser que tout était d'abord une question “d'ordre technique”.

Lors de cette rencontre, les deux autres points saillants ont concerné le problème de disponibilité des “casiers judiciaires” et le format du “bulletin de vote”. Pour Jean-Baptiste Tine, ces préoccupations méritaient que les plus “hautes hiérarchies” de l'État, notamment le président de la République, tranchent.

Cependant, JBT a commenté la question relative aux bulletins : “À ce jour, nous avons déjà 47 listes déposées. Nous pourrions facilement dépasser les 50. Il faudrait peut-être confectionner neuf millions de documents par candidature. Il est évident que cela va coûter excessivement cher. Mais la meilleure formule sera mise en avant pour que personne ne se sente lésé”.

Pour finir, le général Tine s'est réjoui de la partition jouée par l'opposition, notamment pour que cette deuxième rencontre ait permis de poser quelques pas supplémentaires pour que les angles soient plus ou moins arrondis. “Il faut quand même magnifier ce climat de sérénité qui a prévalu lors des échanges. La disponibilité des acteurs politiques et de ceux de la société civile nous honore également. Revigorés par ce volontariat, nous avons décidé d'installer un cadre permanent de concertation avec toutes les parties prenantes. C'est seulement ainsi que nous pourrons discuter en permanence pour perfectionner le système et anticiper. Nous devons dépasser cette étape qui nous pousse à évoquer les mêmes questions à la veille de chaque élection”, souligne le ministre.

Mamadou Diop

Section: 
ACTE IV DE LA DÉCENTRALISATION - COMMUNES RURALES : Cheikh Ibra Ndiaye plaide pour un investissement massif
RÉFORME DE L’ACTE IV DE LA DÉCENTRALISATION : Un énième acte de la stratégie de massification “diomayenne”
ACTE IV DE LA DÉCENTRALISATION : L’APR fixe ses lignes rouges
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : Le PIT appelle à une mobilisation pour « sauver la République »
RÉFORME TERRITORIALE AU SÉNÉGAL : Diomaye Faye pose les bases de l’Acte IV et rassure les élus locaux
APRÈS L'IRRUPTION DES GENDARMES DANS L'HÉMICYCLE L'opposition parlementaire exige que "toute la lumière soit faite"
DISSOLUTION ASSEMBLÉE NATIONALE : Une décision à hauts risques
RÉFORME DES INSTITUTIONS : Diomaye privilégie le consensus
Marie Rose Faye dirige le cabinet de Sonko
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : Le PDS appelle à voter « non » …
IRRECEVABILITÉ DE LA PROPOSITION : Les avertissements de Me Moussa Sarr
PROMULGATION DE LA CONSTITUTION La nouvelle fatwa de Sonko
PARTI SOCIALISTE : Aminata Mbengue Ndiaye suspend toutes les réunions au siège du parti
CRISE INSTITUTIONNELLE AU SÉNÉGAL : La Coalition Diomaye Président fait bloc contre le “détournement” de la révision constitutionnelle
PROJET DE REVISION CONSTITUTIONNELLE DU GROUPE PARLEMENTAIRE PASTEF : L’APR dénonce un "rafistolage constitutionnel"
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : Le Conseil national du Laïcat interpelle le Président Faye
GUERRE DES POUVOIRS : Le hold-up constitutionnel
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE – CONFÉRENCE DE PRESSE DE PASTEF Pastef défend sa réforme et assume le bras de fer institutionnel
REVISION CONSTITUTIONNELLE : Le PDS exige un référendum et appelle à un sursaut républicain
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE-AMANDEMENTS DE LA MAJORITÉ PARLEMENTAIRE : Le gouvernement pour une concertation avec les acteurs politiques et de la société civile