Publié le 29 Mar 2016 - 12:46
LES MISES EN GARDE D’AMINATA TOURE AUX TRANSHUMANTS

‘’Venir à l’APR n’est pas un vaccin   contre la traque des biens mal   acquis’’

 

Selon l’Envoyée spéciale du président de la République, Aminata Touré, la transhumance en direction du camp présidentiel n’est pas un bouclier pour ceux qui sont visés par la traque des biens supposés mal acquis. C’est pourquoi elle exhorte le Procureur spécial de la Cour de répression de l’enrichissement illicite à continuer les poursuites.

 

Que les transhumants comme Me Ousmane Ngom qui sont visés par la traque des biens mal acquis sachent que leur appartenance au camp présidentiel ne les absout pas. En tout cas, à en croire l’Envoyée spéciale du président de la République, Aminata Touré, qui s’exprimait à l’émission ‘’Grand jury’’ de la RFM de ce dimanche, la justice fera son travail avec équité. Selon elle, ce n’est pas parce qu’il y a transhumance que les poursuites devraient cesser.

‘’Venir à l’APR (Alliance pour la République) ou à Benno bokk yaakaar n’est pas un vaccin contre des poursuites judiciaires.  Les gens ont le droit de militer là où ils veulent, mais cela n’est pas un vaccin pour ne pas répondre à une convocation de la justice’’, martèle-t-elle. Ainsi, de l’avis du premier ministre de la justice sous le régime de Macky Sall, ce n’est pas parce qu’on est de l’APR qu’on ne doit pas répondre au juge. D’ailleurs, elle estime que les audits devraient être annuels pour les gestionnaires des deniers publics.

Sur sa lancée, Aminata Touré appelle le Procureur spécial de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) à faire son travail en toute indépendance. ‘’Camarade de parti ou allié, cela n’a absolument rien à voir avec les dossiers judiciaires. J’estime que cela ne devrait pas empêcher au procureur de faire son travail car la justice est indépendante, elle ne s’accommode pas aux positions politiques’’, soutient-elle.

Poursuivant son propos, l’ancien ministre de la justice estime que ‘’si la justice a des dossiers à poursuivre, elle doit faire son travail et les juges devraient continuer à poursuivre sans se préoccuper des activités politiques de la personne’’. Au-delà de la question des transhumants, Mme Aminata Touré soutient que la traque des biens mal acquis devrait se poursuivre. ‘’Je pense personnellement que la CREI va continuer à travailler sur le reste des dossiers’’, a-t-elle dit. Cependant, elle reconnaît qu’il y a une lenteur justifiée par la complexité à accéder aux paradis fiscaux. ‘’Ce sont des procédures extrêmement compliquées. Le travail n’est pas facile’’, confie l’ancien premier ministre. 

FATOU SY

 

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