Publié le 6 Mar 2016 - 18:08
REFERENDUM DU 20 MARS

Gadio et Cie appellent à un NON massif

 

Positionné dès le départ dans le camp du refus (Ñaani Bañ Na), le Mouvement panafricain et citoyen/Luy jot jotna (Mpcl) appelle ses partisans, amis et sympathisants à ne pas s’abstenir et à ne pas rester en marge d’un débat essentiel pour le futur de notre démocratie et pour la défense de l’exception sénégalaise en allant massivement voter NON le 20 mars prochain.

Cheikh Tidiane Gadio, initiateur dudit mouvement et ses camarades, estiment dans une déclaration parvenue hier à EnQuête, que ‘’ le NON massif, quelle que soit par ailleurs l’issue du scrutin, ouvrira la porte à un débat fécond et continu sur les voies et moyens de la mise en place d’une nouvelle constitution sénégalaise, aux réformes réellement consolidantes, symbolisées par un retour du quinquennat et par la fin des excès et dérives du présidentialisme fort qui demeure le véritable talon d’Achille de notre République et de notre démocratie’’.

Cette posture du président du MPCL et de ses camarades fait suite à leur demande de report du référendum. Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, Gadio et compagnie invitaient Macky Sall au report pur et simple de la consultation électorale du 20 mars 2016. Leur objectif, disent-ils, ‘’était sans ambiguïté de préserver à tout prix l’exception démocratique sénégalaise en ouvrant la voie à une concertation sereine et à une recherche d’un consensus fort autour d’une nouvelle constitution, soutenue dans son contenu et dans ses idéaux, par l’essentiel des forces vives de notre pays’’.

Mais, se désolent-ils, ‘’en lieu et place, le président de la République semble avoir fait le choix irréversible et regrettable du passage en force avec un référendum organisé au forceps et au pas de course’’. ‘’Les portes du report, de la concertation sincère et de la recherche du consensus, étant résolument fermées, il ne reste au MPCL, à ses militants, amis et sympathisants qu’à se prononcer sur la meilleure façon de manifester notre désaccord profond avec le passage en force et l’organisation d’un référendum coûteux, vidé de sa substance et pourtant évitable’’, décident les camarades de l’ancien ministre des Affaires étrangères sous Abdoulaye Wade.

 

Section: 
THIES - REFORMES INSTITUTIONNELLES L’APR dénonce une « dérive »
POLITIQUE : Juan Branco, l’allié encombrant du Pastef
RECONFIGURATION POLITIQUE : Une drôle d'opposition
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe
POUVOIRS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Entre fantasmes et réalité
TENSIONS EXPLOSIVES AU PARTI SOCIALISTES : Une motion de confiance sur fond de violents affrontements
CRISE AU PARTI SOCIALISTE Des lendemains incertains dans la maison de Senghor
NOMINATION DE SUPERVISEURS ADJOINTS : Diomaye Faye muscle son appareil politique
POLITIQUE : Suspicions généralisées au sommet de l’État
L'AFFAIRE ASER OCCUPE LE DEVANT DE LA SCÈNE Du livre de Bachir Fofana à la conférence de Thierno Alassane Sall
ASSEMBLEE GÉNÉRALE PS DEMAIN : L’Union régionale de Dakar dénonce des appels à la violence
Alain Diouf remplace Aminou Lo…
Pastef-Les Patriotes
RÉINTÉGRATION D’OUSMANE SONKO : La compétence du Conseil constitutionnel à l’épreuve
DAKAR ARENA : Ousmane Sonko scelle sa rupture avec Diomaye Faye
PREMIER CONGRES ORDINAIRE DU PASTEF Un week-end à “haut risque"
PREMIER CONSEIL DES MINISTRES : Diomaye exige des “résultats rapides” du gouvernement Lo
CRISE AU SOMMET DE L’ÉTAT : L’APR dénonce “l’échec du projet Pastef” et appelle à une mobilisation générale