Publié le 19 Apr 2012 - 09:42
3E ÉDITION DU FESTIGRAFF

Une nouvelle vision pour l'expression citoyenne

 

Dakar, devenue une des capitales africaines de l’art urbain, accueille un nouveau Festigraff. Cette initiative aussi graphique que philosophique en est, cette année, à sa 3e édition.

 

Les tags, ou graffs, font partie intégrante des paysages urbains à travers le monde. Bien plus que de simples décorations, ces fresques murales jouent, aujourd’hui, un rôle de tribune d’expression citoyenne et politique. C’est donc pour discuter de la place réelle du graffiti dans la société que l’Institut français de Dakar, partenaire du Festigraff, a organisé hier une conférence débat en présence d’universitaires et des graffeurs internationaux.

 

Porté par Docta, graffeur sénégalais et directeur de la structure Doxandem Squad, qui est à l’origine du Festival, la conférence s’est articulée autour du thème de l’année : «Benen giss» (NDLR : nouvelle vision). Présents dans la salle étaient des noms connus du milieu comme Divassa (Gabon), Clemzo (Belgique), Dacruz (Paris), Keito (Bresil), Docta et bien d’autres…

 

En partageant leurs expériences de la culture hip-hop, d’expositions, de performances ou d’ateliers expérimentaux auxquels ils ont déjà participé, ces graffeurs ont pu faire découvrir au public d’autres facettes de ce mode d’expression paradoxalement moderne et tribal.

 

Expression identitaire, revendication territoriale ou sociale, système D, transgression des frontières artistiques entre le graffiti et les autres formes d’expressions institutionnelles ou artisanales à travers le monde ont été quelques uns des sujets, entre autres abordés.

 

Entrant dans le cadre du déroulement du Festigraff, la conférence d’hier fait suite au vernissage, vendredi dernier, d’une exposition collective de graffs. Elle va être suivie d’un marché street-wear à l’Institut français et de différentes projections de films. Une «nuit du graff» clôturera l’événement à la Biscuiterie de la Médina, samedi.

 

SOPHIANE BENGELOUN

 

Section: 
LA GRANDE NUIT DU CONTE : Quand les contes rallument la mémoire collective
GRANDE NUIT DU CONTE : Le conte contre les écrans
INVITE PAR RADIO FRANCE INTERNATIONALE Mamadou Sellou à Avignon avec Dof
MUSIQUE : Les professionnels apprivoisent l’IA, sans lui céder la création
JUPI INVITE MASTERCLASS : Le cinéma s’ouvre à ceux qui n’ont pas de réseau
‘’JE SUIS UN OCÉAN NOIR’’ : Dakar accueille une exposition qui fait dialoguer mémoire, art et résilience
ÉCLAIRAGE PUBLICITAIRE : Atacs élève le niveau technique
LIMITATION DES MANDATS - ORGANE CONSULTATIF : La Sodav réforme sa gouvernance
BILAN SODAV 2025 : 677 millions FCFA collectés
PUBLICATION “MOSAÏQUE D’HUMANITÉ” Le regard lumineux d’une psychiatre sur le monde
CULTURE DES OGM AU SÉNÉGAL : L’absence de décret d’application freine toute régulation
TER FASHION WEEK : La mode prend le train de l’élégance à Dakar
THÉÂTRE JEUNE PUBLIC : Les acteurs plaident pour une meilleure reconnaissance
QUAND L’ART DEVIENT UN DROIT : Dakar ouvre le grand débat sur le théâtre jeune public
ALPHA THIAM À KEER BIRAGO : Les écrivains plaident, le ministre promet d’agir
BATTLE NATIONAL 2026 : Thiès au sommet du breaking sénégalais
PASSATION SERVICE MINISTÈRE CULTURE, ARTISANAT ET TOURISME : Alpha Thiam et Mame Coumba Diop face aux urgences d’un secteur
PALABRE LITTÉRAIRE : La Teranga au cœur des mots et du vivre-ensemble
ATTAAYA BD 2026 : Quand la bande dessinée dessine l’avenir culturel du Sénégal
FESTIVAL “NGUENTE LI” : Les femmes percussionnistes à l’honneur