Publié le 25 Feb 2013 - 12:03
CLAP DE DÉPART DU FESPACO

Des spectacles grandeur nature pour donner le la

 

Pendant huit jours, Ouagadougou va être la capitale du cinéma africain à l’occasion du festival panafricain de l’audiovisuel et du cinéma de Ouagadougou (FESPACO). Il s’est ouvert ce samedi au stade du 4 août avec deux spectacles magnifiques.

 

 

Les grands moyens ont été déployés samedi à l’occasion de l’ouverture officielle du 23e Fespaco. Le stade du 4 août a été le théâtre d’un spectacle grandeur nature avec une prestation de la star nigériane Flavour. Habillé d’un jean blanc et d’une chemise assortie, l’auteur de «Ashao» a chauffé le public, faisant même danser la première dame du Burkina-Faso avec son titre fétiche. C’est pendant sa prestation d'une demi-heure que le stade a d'ailleurs commencé à se remplir.

 

Le passage sur scène de Flavour a été suivi du spectacle conçu pour l’ouverture du Fespaco et dénommé «Wakatt» (NDLR : le temps, en langue moré). «Ce temps qui agit sur l’homme et sur qui l’homme agit aussi, se souvient, imagine, met en perspective», lit-on dans le synopsis. Seydou Boro, metteur en scène de ce spectacle de 30 minutes qui a mobilisé 700 artistes, ajoute que «Wakatt est aussi un cri émis par une jeunesse consciente qu’un lendemain meilleur est possible».

Le spectacle s’est dessiné en quatre tableaux avec de la danse contemporaine, Gourounsi, Warba du terroir et de la danse salsa marquant l’ouverture de la culture. Ainsi, Wakatt montre toute la richesse de la culture burkinabé. Le spectacle s’est ouvert sur une entrée de derviches tourneurs qui font quelques tours de pistes avant que les danseurs déboulent sur la pelouse.

 

Coiffée avec des perruques et vêtus de pantalons coupés à l’ancienne (NDLR : des pattes d’éléphant), ils se sont engagés sur des rythmes qui sont allés crescendo, permettant aux danseurs de former des figures composites qui leur ont permis d’occuper toute la pelouse du stade. L’apothéose est survenue quand des marionnettes géantes ont fait leur entrée en régalant le public avec la salsa.

 

De l'avis unanime des spectateurs et des connaisseurs, Seydou Boro et son équipe ont réussi leur spectacle malgré quelques cafouillages notés par moments entre danseurs, mais qui n’ont en rien altéré le charme du spectacle.

 

 

 

 

 

BIGUÉ BOB (envoyée spéciale à Ouagadougou)

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