Publié le 23 Jan 2013 - 06:15
INTERNET - RÉSEAUX SOCIAUX ET ACTIVISME

 Le 2.0, l'autre ''front'' Y’en a marre

 

 

Qu’ils soient ''officiels'' ou non, plusieurs milliers de Nouveau Type de Sénégalais (NTS) ont célébré en fin de semaine dernière les deux ans de Y’en a marre sur la toile. Et plus particulièrement sur le réseau social Facebook, où de nombreux messages relatifs à l’actualité du mouvement ont été publiés.

 

Ils étaient des centaines, la semaine dernière, à adresser des messages d’encouragements et de félicitation aux ''Y’en-a-marristes'' à l’occasion du deuxième anniversaire de leur mouvement. Sur Facebook, par exemple, la page des intéressés était très active avec de nombreuses réactions et post opinions sur l’état du mouvement, l’avancement du ''combat'' (Simon Kouka dixit) et les différentes orientation possibles à donner à cette dynamique née d'un ras-le-bol de jeunes Sénégalais. Aujourd’hui, force est de constater que le combat se poursuit autrement : l’heure est toujours au rassemblement, à la communion autour de l’idéal d’un Nouveau Type de Sénégalais (le fameux NTS) mais le ''front'' se poursuit sur le terrain des idées et non sur celui des jets de pierres.

 

Ce foisonnement d’opinions anonymes se révèle être, pour les leaders de Y’en a marre, un terreau très fertile. ''On ne peut pas appeler cela un baromètre mais je pense quand même que ces espaces virtuels de débats, qu’ils soient les nôtres ou ceux d’utilisateurs s’appropriant nos couleurs, est un outil essentiel pour nous permettre de comprendre ce que pensent les Sénégalais. Et c’est très important, même quand il s’agit d’'infiltrés' politiques, et non de NTS, qui s’y expriment'', explique Simon.

Le succès de Y’en a marre fait en effet pas mal d’émules virtuels : environ une dizaine de pages différentes sur Facebook se réclameraient actuellement du mouvement. Il y en a même certaines dont la mise en ligne est antérieure à la page ''officielle'' de la bande à Cyrille Touré alias Thiat du groupe de rap Keur-Gui. Et qui ont aujourd’hui une certaine légitimité auprès des internautes : c’est le cas de la page du groupe ''YEM communication'', qui compte à l’heure actuelle près de 29 000 membres…

 

Mais cette multiplication des plates-formes n’est pas sans dangers. A plusieurs reprises, les ''Y’en-a-marristes'' (originaux et copieurs) ont été victimes de piratages avec des conséquences parfois désastreuses. ''Notre site Web officiel, (NDLR : www.yenamarre-senegal.com) est aujourd’hui fermé du fait de piratages. Aujourd’hui, on ne sait pas encore quand est-ce qu’il rouvrira et cela me rend particulièrement frileux lorsqu’il s’agit d’annoncer de nouveaux projets pour Y'en a marre'', se plaint Simon, révélant dans la foulée que le mouvement travaille actuellement sur un site de monitoring citoyen, sans plus de détails. Mais il ne se fait pas d’inquiétudes quand à l’avenir et la santé de la communauté virtuelle ''Y’en a marre'' : ''Tant qu’il n’y a pas d’actions qui nuisent à l’image du mouvement, on peut dire que le fait d’avoir des imitateurs est quelque chose de positif, dans le sens que cela fait parler de nous et surtout à l’international, parce que les gens là-bas ont plus recours à ces réseaux sociaux pour s’informer'', affirme-t-il, confiant.

 

Sophiane BENGELOUN

 

 

AVERTISSEMENT!

Il est strictement interdit aux sites d'information établis ou non au Sénégal de copier-coller les articles d' EnQuête+ sans autorisation express. Les contrevenants à cette interdiction feront l'objet de poursuites judiciaires immédiates.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Section: 
LITTÉRATURE – AMOUR, TRANSPARENCE, CONFIANCE, CONTRÔLE… « L’Équilibre du cœur » suscite réflexion
20 ANS D’AFRICULTURBAN Le hip-hop sénégalais sur le piédestal
FESTIVAL REKK Le Sénégal s'enrichit d'un nouveau festival
RESTITUTION ARTISTIQUE AU GRAND-THÉÂTRE : Théâtre-forum et playback à l’honneur
TRANSPOSER L’HOSPITALITÉ SÉNÉGALAISE EN MILIEU PROFESSIONNEL... Sokhna Diaw développe le concept Teranga esprit
FEMMES INVISIBILISEES - RECITS OUBLIES : Le pari de PluriElles
16E EDITION DAK’ART : Enfin la date connue !
DISPARITION D’UNE ICONE : Seni Awa Camara, la sculptrice de la terre s’en est allée
TANIT D’OR JCC 2025 : Liti-Liti, une déclaration d’amour à l’humain
EXPOSITION ‘’TES VUES / MA VIE’’- FOLIE SUR LES RESEAUX SOCIAUX L’artiste Boubacar Diallo invite à l’introspection
COPIE PRIVÉE ET DROITS D’AUTEUR : L’État donne le signal, les artistes attendent les actes
CULTURE : Thiès accueille les trésors retrouvés du champ de bataille de Samba Sadio (1875)
Dalifort Hip Hop
50 ANS DE CARRIÈRE DE SOULEYMANE FAYE : Célébration d’un demi-siècle d’art et de sagesse sur scène
RENTRÉE SCOLAIRE 2025/2026 : L’U2PF mise sur l’égalité des chances
LIVRE – DJEMBERÉ, CELLE QUI CHANGE TOUT : Une résiliente face au chaos institutionnel et social
PROLIFÉRATION DES MÉDIAS ÉTRANGERS : Péril sur la souveraineté
ACCES 2025 : Le musique africaine rencontre le monde à Pretoria
TROISIEME EDITION FESTIVAL JOTAAY JI : Dakar a vibré aux voix du féminisme 
BARRIÈRES À L’AUTONOMISATION DES FEMMES : La plaidoirie de l’AJS