Publié le 27 Nov 2013 - 23:00
KHALIFA DRAMÉ- INITIATEUR DU FESTIVAL KOOM KOOM

''Le ministre de la Culture ne nous respecte pas''

 

‘’Il faut que l’Etat nous respecte’’. Tel est le cri du cœur de Khalifa Dramé, président du GIE goorgoorlu et promoteur du festival koom-koom qui se tient cette année du 6 au 8 décembre à Ziguinchor. Lui et son staff tenaient une conférence de presse hier à leur siège à la Médina. «Le ministre de la Culture ne nous respecte pas.

Sinon comment expliquer qu’on lui écrive le 27 février pour nouer un partenariat dans le cadre de ce projet et qu’il ne nous réponde pas ? On l’a relancé en juin puis en octobre, mais rien.» Toute de même, ‘’il aurait été élégant que des réponses nous parviennent’’, a dit le régisseur général du festival, Makhtar Ndiaye.

‘’Les dossiers confectionnés et envoyés au ministère coûtent 7 500 F Cfa et les gens ne prennent pas la peine de vous répondre ne serait-ce que pour vous dire qu’ils ont reçu la lettre envoyée’’, s’est désolé Khalifa Dramé. Ce qui est, selon lui, contraire à la volonté du Chef de l’Etat qui souhaite impulser une nouvelle dynamique à travers le respect des usagers de l’administration.

Pareille situation s’est passée à toutes les éditions. L’année dernière, c’est après une conférence de presse au cours de laquelle les organisateurs ont décrié l’attitude des autorités qu’ils ont été reçus par le ministre. Une enveloppe leur a été remise mais n’a pas servi à grand-chose, disent-ils. ‘’D’ici jeudi, si le ministère nous appelle, nous irons répondre mais après, nous n'en voudrons plus’’, a averti Dramé.

Le seul ministère qui a répondu favorablement à l’appel du festival Koom koom qui vise la promotion de la calebasse est celui des Forces Armées. Les autres sont encore à l’état de promesses pour une manifestation qui coûte environ 34 millions. Si l'Etat ne fait rien, l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) soutient l’initiative, ainsi que la fondation Sonatel», s'est réjoui l'initiateur. 

Par ailleurs, ce festival propose un programme intéressant au public. En plus des différents plateaux artistiques, il propose un symposium axé sur le thème principal qui est ‘’les aspects agricoles et environnementaux de la calebasse’’ et sur 4 sous- thèmes. Des experts échangeront sur l’itinéraire de production et les contraintes de la calebasse, le processus de validation et de certification, l’écologie et la botanique de la calebasse et enfin des aspects énergétiques et de l’économie qui tourne autour de ce matériau.

BIGUE BOB

 

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