Publié le 19 Apr 2022 - 18:50
LIGUE 1 // J32 // PSG-OM (2-1)

Paris tremble, mais s’adjuge le classique

 

Tantôt dominateur, tantôt inquiété en première période, puis simple gestionnaire en seconde, le PSG s'est imposé en sénateur face à l'OM, qui n'aura pourtant pas manqué de les inquiéter (2-1). Un match qui aura tenu ses promesses dans les 45 premières minutes, avant de sombrer dans un profond ennui.

Il y aura eu une constante dans les matchs du Paris Saint-Germain cette saison : qu'importe la qualité du jeu qui a pu être montrée, l'envie, l'engagement et même les buts, même chez l'adversaire, il est toujours arrivé un moment où l'on s'est mis à regarder le chronomètre en se disant que le temps avançait quand même vachement lentement. C'est, une nouvelle fois, le sort qui a été réservé à ce PSG-OM : une première période animée, emballante, avec trois buts ; un second acte soporifique, noyé dans un faux rythme qui n'aura procuré de plaisir à personne. C'est à peine si on retiendra le score : une petite victoire parisienne, d'un but, qui correspond à un pas de plus vers le 10e titre de champion de France de l'histoire du PSG.

Paris s'est fait peur, un peu

Dans un Parc plongé dans un silence triste à mourir, la faute à une grève des encouragements qui persiste dans le virage Auteuil, Paris et Marseille étaient donc prêts à se rendre coup pour coup. Et ce sont les Parisiens qui attaquent les premiers. Face à un bloc olympien très resserré, à 5 derrière, le PSG fait tourner en attendant l’ouverture comme sa section handball. Il finit par la trouver, par les airs : passe lobée magnifique de Verratti, reprise acrobatique instantanée de Neymar qui lobe Lopez, clinique (1-0, 11e). Dominateur dans son jardin, Paris fait donc ce qu’il sait faire de mieux : enfiler les chaussons et laisser se renverser le rythme du match. Marseille s’ouvre plus et tente, profitant des fébrilités parisiennes derrière, notamment sur coup de pied arrêté. Demi-heure de jeu, Marseille obtient deux corners coup sur coup. Sur le second, Donnarumma se troue, et laisse le ballon atterrir dans les pieds de Ćaleta-Car, qui n’en avait pas demandé autant (1-1, 30e).

Un but qui a le mérite de réveiller Paris, et surtout Neymar. Le Brésilien est piqué dans son orgueil, et dispute chaque ballon comme un affamé, comme s’il était l’un des seuls conscients de la symbolique d’un Classique. Les occasions parisiennes s’enchaînent : Neymar, sur coup franc (34e), Mbappé, de la tête (35e), puis Messi se voit refuser un but pour une position de hors-jeu au départ de l’action (40e). Le vent tourne juste avant la pause : Neymar, encore lui, porte un ballon dans l’axe, aux abords de la surface marseillaise, et le pique... en direction du coude de Rongier. Après vérification de la VAR, l’arbitre désigne le point de penalty. Kylian Mbappé répond présent (2-1, 45e).

Un deuxième acte sponsorisé par la sieste

Les débats restent ouverts au retour des vestiaires. Neymar continue à mettre son petit grain de sel dans ce Classique, en n'hésitant jamais à démarrer une petite échauffourée quand l'occasion se présente, comme sur un contact avec Guendouzi. Marseille peine à s'organiser pour rentrer dans la surface parisienne dans le jeu, et ne parvient pas à faire grand-chose de ses possessions. Devant au score, Paris laisse donc venir, et laisse malheureusement s'installer un faux rythme que rien ne vient perturber. Un troisième but refusé pour le PSG pour un hors-jeu, cette fois-ci signé Kylian Mbappé, sort le Parc de sa torpeur (75e).

Et puis, la clim : à cinq minutes de la fin, un coup franc marseillais côté gauche est brillamment botté par Payet, au second poteau. Le ballon trouve en retombant Saliba qui s'est offert un remake du but de Thierry Henry face au Brésil en 2006. Plat du pied parfait, qui vient transpercer le plafond de la cage de Donnarumma. 2-2 ? Et non. Le central marseillais, prêté par Arsenal, était hors-jeu d'un cheveu. Paris aurait bien mérité un petit rappel à l'ordre, mais Paris peut souffler. Mbappé et Donnarumma prennent leur petit carton jaune pour antijeu, Icardi a droit à son apparition anecdotique, et on remballe.

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