Publié le 15 Dec 2012 - 10:37
MUSIQUE

 Cheikh Lô invite les danseurs à plus de sérieux dans leur art

 

Le musicien Cheikh Ndigel Lô invite les danseurs sénégalais à être ''plus sérieux'' dans leur art, déplorant leur tendance à sortir chaque semaine une nouvelle création, alors que la danse nécessite beaucoup d'efforts.

 

''Il faut être sérieux et respecter le métier de la danse qui est un art corporel difficile nécessitant beaucoup d’efforts’’, a dit Cheikh Lô, vendredi à Saint-Louis, lors d’une conférence de presse en prélude à un concert qu'organise Arica Fête à l’Institut culturel français.

 

''Pour créer, il faut du temps. Malheureusement, ces danseurs proposent chaque semaine une nouveauté dans ce domaine'', a regretté le folk singer.

 

Cheikh Lô a par ailleurs invité la jeune génération de musiciens à s’essayer aux instruments et à ''ne pas avoir peur de les affronter pour progresser''.

 

‘’Un artiste ne peut progresser sans maîtriser les instruments musicaux’’, selon Cheikh Lô pour qui ‘’faute d’une bonne formation musicale, il est difficile de percer’’.

 

''Pour percer le marché européen et avoir une maison de disque et un label qui vous fait le tour du monde, il faut vraiment beaucoup travailler'', a dit Cheikh Lo, plus fréquent ces dernières années à l’étranger où son art ''est apprécié à sa juste mesure''.

 

A ce propos d’ailleurs, il a dit sa disponibilité à venir à Saint-Louis pour ''diriger'' une résidence au profit des jeunes talents en réponse à une interpellation de la directrice de l’institut français.

 

Cheikh Lô s'est dit aussi ''ouvert'' et ''prêt'' à participer au festival jazz de Saint-Louis à condition d’être sollicité par les organisateurs.

 

Le concert prévu vendredi entre dans le cadre d’un vaste programme à l’échelle nationale initié par Africa fête, une structure de promotion de la musique africaine créée vers les années 80 par feu Mamadou Konté.

 

Outre les concerts, des résidences animées par des techniciens de son accompagnent l’initiative.

 

 

APS

Section: 
MÉDINA SOUS TENSION : Docta remercie les autorités et appelle à la vigilance collective
EXPOSITION « IL ÉTAIT UNE FOIS GAZA » : Gaza, l'exposition qui veut réveiller les consciences
MOUSTAPHA NAHAM, ARTISTE : “Le Dialawaly Festival doit devenir le grand rendez-vous culturel du Waalo”
OSCARS DES TALENTS 2026 : DEM COM mise sur la culture pour retenir les jeunes
MOSAÏQUE D'HUMANITÉ Quand une psychiatre raconte les blessures invisibles
MASSAMBA GUEYE PARLE DE BABACAR MBAYE NDAAK : L’adieu d’un compagnon de mémoire
FDCUIC : Nitdoff démissionne, Red Black se positionne
HEMLEY BOUM À DAKAR : Quand la mémoire devient une terre d’exil
SAINT-LOUIS : 1ère ÉDITION DU FESTI GAAL : Les acteurs se dressent pour la sauvegarde de la pêche artisanale
MOSAÏQUE D’HUMANITÉ : Katy Sène Mbaye invite à une pause intérieure
POSITIVE BLACK SOUL : PBS promet un show inédit le 8 août
Sodav- plus de 53 millions à verser aux artistes
RESTITUTION, RECHERCHE ET NUMÉRIQUE : Les chantiers d’Abdou Simbandy Diatta
CULTURE : UNE PRÉCARITÉ QUI S’INSTALLE : Les animateurs culturels haussent le ton pour exiger leur intégration
WORK IN PROGRESS : À Dakar, l’art ralentit la ville
DIALAWALY FESTIVAL Dagana célèbre Ady Aïdara, gardien de la mémoire du Waalo
LE 14 JUILLET SOUS LE SIGNE D'UNE PAGE QUI SE TOURNE Christine Fages fait ses adieux au Sénégal
INFLUENCEURS CULTURELS : Les nouveaux critiques musicaux ?
DANS LA PEAU DU RECRUTEUR : Et si le secret d'un emploi se trouvait dans la tête du recruteur ?
LA GRANDE NUIT DU CONTE : Quand les contes rallument la mémoire collective