Publié le 21 Sep 2015 - 16:47
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Nour-Eddine Saïl, directeur de la fondation du FCAK 

 

‘’La répartition faite est cohérente’’

‘’Le festival est terminé. Le jury a rendu son verdict. Le résultat est très cohérent. Je pense que c’est une bonne répartition des prix par rapport à la valeur de ce qu’on a vu cette année. Moi, je suis content d’une manière générale. Dans un jury, il y a toujours des choix à faire. Et suivant les résultats, des gens peuvent trouver qu’un autre film devait être choisi. Mais je pense vraiment que le travail du jury n’était pas facile. Il y avait quand même beaucoup de bons films. La répartition faite est tout de même cohérente. Ça se justifie totalement. J’espère qu’on aura une cuvée l’année prochaine aussi forte que celle de cette année. Le prix Sembène a été accordé à un film qui le mérite.’’

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Jacques Dorfmann, président du jury 

 ‘’Le premier critère mis en avant …’’

‘’Notre travail, c’est ce que nous avions décidé, c’est-à-dire d’essayer de nous réunir et de ne jamais voter, d’échanger nos avis, de défendre ce que nous avons ressenti et de discuter de ce qui nous paraissait moins favorable afin d’arriver à un accord commun. Donc le premier critère était de se parler. Le deuxième était de privilégier, entre tous les critères possibles qui sont acceptables, la qualité cinématographique et la maîtrise pour faire passer ses expériences ainsi que ses émotions. On a voulu mettre cela en premier et essayer de faire que nos choix se dirigent vers cette vision-là. L’orchestre des aveugles a été choisi suivant ces critères-là. C’est-à-dire : qu’est-ce qui nous procure le plus d’émotions, qui nous paraît le mieux maîtrisé et surtout aussi avec la difficulté de le faire. C’est totalement maîtrisé et c’est un très beau film.’’

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Axel Abessolo, 2ème meilleur rôle masculin 

‘’C’est mon premier prix au cinéma’’

‘’Je suis hyper content. En quittant le Cameroun, j’ai écrit quelque chose sur ma page facebook. J’avais écrit Axel Abessolo représente Jackson dans le film ‘’Claire, l’enfant de l’amour’’, mais je ne savais pas du tout où j’allais rentrer avec ce prix. Je n’ai pas envie d’être superstitieux mais je suis hyper content en ce moment. C’est le premier prix que je gagne au cinéma. C’est un bonheur immense. J’ai beaucoup appris dans ce festival et connu des gens super. On habitait dans le même hôtel que des Guinéens, des Maliens, des Béninois, etc. et chaque jour, c’était la convivialité. Les débats ont été enrichissants aussi avec des professionnels avisés. Je rentre avec un bagage intellectuel assez conséquent.’’

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Mohamed Mouftakir, gagnant du grand prix 

 ‘’Avoir un prix alourdit un peu la responsabilité’’

‘’C’est le deuxième prix que je reçois ici. C’est toujours un plaisir de recevoir des prix mais c’est aussi une grande responsabilité. On ne fait pas des films juste pour recevoir des prix. Mais on fait des films parce qu’on a envie de dire des choses et on a une cause à défendre, qu’elle soit économique, sociale et surtout esthétique et cinématographique. Donc avoir un prix alourdit un peu la responsabilité.’’

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Maïmouna Ndiaye, 1er rôle féminin 

‘’Que la paix revienne au Burkina !’’

‘’Pour moi, ce prix du premier rôle féminin gagné à Khouribga est le prix de toutes les femmes, de l’Afrique, du cinéma africain qui va de l’avant et qui est en perpétuelle évolution. Le rôle qui m’a valu ce prix est un rôle que j’ai travaillé pendant des années. J’ai fait des recherches pour pouvoir interpréter ce rôle tel que vous l’avez vu dans le film et je pense que le travail finit toujours par payer. J’ai adoré ce rôle. C’est le rôle qui m’a choisie. C’est ma première fois à Khouribga mais je ne regrette pas du tout d’être venue. Que la paix revienne au Burkina Faso !’’ 

 

 

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